Site de l'Université

2010

Les bibliothèques de Pierre Riboulet

dans le cadre des Cinquièmes rencontres Pierre Riboulet

Exposition, hall de la bibliothèque, 25 novembre - 13 décembre

"L'architecture doit amener la beauté et faire reculer la misère, développer le rationalisme sans perdre une parcelle d'humanité."

"Il convient qu'un bâtiment pour le livre traduise le double caractère du livre, ce qu'il a d'irremplaçable, d'être à la fois repli intime, dialogue privé de l'auteur au lecteur, mais aussi ouverture infinie au monde, façon d'être au monde."

" Faire réapparaître le sujet pensant, voilà le premier rôle de la bibliothèque et par là même reconstituer le sujet, alors que tout, dans la quotidienneté le met en pièces, le sépare de lui-même pour mieux l’asservir. Pour cela, il s’agit de fabriquer des lieux propices à la méditation, à la réflexion, des lieux simples et sereins qui soient dépourvus de toute agression, de toute publicité, des lieux qui soient sortis de l’univers marchand qui nous submerge même dans les activités culturelles. Des lieux de silence où cependant l’on n’est pas seul."

Pierre Riboulet

Affiche

Vulgariser la science en ligne, un enjeu politique pour le public de demain

dans le cadre des conférences professionnelles organisées par le master MC2L (Médias, Cultures, Langues) de l’UFR 5 (Langues, littératures et Civilisations étrangères - Langues étrangères appliquées),
conférence donnée par les rédacteurs en chef de la revue en ligne "La Banque des Savoirs"

Salle de la recherche, 9 décembre, 10h - 13h

La science est omniprésente.
Du téléphone portable au réchauffement climatique en passant par les marées noires... Les sujets qui englobent “une part” de science dans l’actualité sont de plus en plus nombreux. Les intervenants qui prennent part au débat sont eux aussi de plus en plus nombreux : scientifiques, laboratoires, chercheurs labélisés “experts”, ONG, avocats, etc.

Or qui dit science dit vérité. Qui la détient ? A qui faire confiance ? Dans quel cadre ? Pourquoi untel plutôt qu’un autre aurait-il raison ? Comment alors se forger une opinion de citoyen ?

Toutes ces questions prennent un tour d’autant plus crucial que nous vivons l’avènement d’internet. Plus d’information, plus vite, à n’importe quel moment et partout. Avec cette particularité propre au web : il produit davantage de l’opinion que de l’information.

Dans ce contexte, la vulgarisation en ligne de la science devient un véritable enjeu pour le citoyen de demain. La science n’est plus une affaire de spécialistes, elle devient de plus en plus fortement une question de démocratie.

Traduction(s), migration(s), identité(s)

Colloque international organisé par le groupe de recherche "Penser la traduction" (Le texte étranger - EA 1569 - et l’équipe du master de traduction T3L

Salle de la recherche, 3-4 décembre ; précédé d'une demi-journée d'études le 2 décembre

Dans un monde soumis à la dynamique de la globalisation et marqué par des mouvements migratoires massifs, les figures et oppositions figées du centre et de la périphérie, de l’identité et de l’altérité, du soi et de l’autre se dissolvent tandis que l’expérience du déracinement, de l’exil, du passage produit une superposition de plusieurs cultures qui s’hybrident dans un territoire radicalement nouveau par rapport aux migrations d’antan. La situation du sujet moderne, décrite par Salman Rushdie dans Imaginary Homelands comme celle de l’homme traduit (the translated man), tend à se généraliser. Homi Bhabha a élaboré une théorie de la culture qui est proche d’une théorie du langage, recourant à la notion de traduction comme motif ou trope. Il s’agira, dans un premier temps, d’approfondir la réflexion sur la « traduction culturelle » et d’envisager dans quelle mesure ce motif peut (et doit) être lié à une réflexion renouvelée sur le rôle et les modalités de la traduction au sens propre. Les thèmes imbriqués de la traduction, des identités et de la migration seront abordés selon les axes juridique, historique et littéraire.

Ce colloque international, le troisième organisé par le Master de traduction T3L depuis son ouverture en 2006, s’inscrit dans la continuité du travail de réflexion sur la traduction et la mondialisation mené par le groupe de recherche de T3L, « Penser la traduction », adossé au groupe « Le Texte étranger ».


Programme

Désherbage !

Hall d'exposition de l'université, 18 novembre - 3 décembre

Du 18 novembre au 3 décembre inclus, la bibliothèque universitaire organise une manifestation dans le hall d'exposition de l'université ayant pour but de donner environ 16 000 documents issus de la réorganisation de ses magasins. Tout le monde peut participer à cette manifestation.

A cette occasion, le public est invité à venir voir une petite exposition montée par les bibliothécaires, sur le jargon professionnel et sur leur travail en matière d'achats, de dons et d'élimination notamment. Dans les vitrines du hall d'exposition seront également présents quelques fleurons des fonds spécifiques de la bibliothèque : Fonds du théâtre des Amandiers, Fonds Dresch et enfin le Fonds concernant l'ex République démocratique allemande.

 

 

Cinquièmes rencontres Pierre Riboulet
"L'espace sens dessus dessous"

Hall de la bibliothèque, 25 novembre, 19h

De tous temps la question de l’orientation, la possibilité de définir la place occupée par les hommes sur la terre, mais aussi dans l’histoire, ou plus simplement dans l’espace, privé ou public, ont été déterminantes, ont produit quantité de biens précieux pour la connaissance (des relevés cadastraux du Moyen Âge à Google Earth, des multiples propositions de représentation de l’espace par la peinture à la matérialisation et l’occupation de l’espace par l’architecture et l’urbanisme).

Le phénomène que nous vivons actuellement sous le nom de « mondialisation » engendre un certain nombre de changements dans les modes de représentation de l’espace (mutation et uniformisation des repères induisant une paradoxale désorientation dès que ceux-ci viennent à se transformer, ou à manquer), partant dans les idées qu’on s’en fait et dans les usages qu’on en a.

Urbanisme et architecture se nichent au cœur de ces questions : peut-on aménager, construire sans s’inscrire dans la longue durée, sans proposer un sens, offrir une possibilité tangible de savoir où l’on est ? Ainsi, par exemple, implanter un axe de circulation ou un bâtiment sur le plan enfoui de la cité romaine depuis longtemps disparue n’est pas une tentation passéiste mais une volonté de situer le monde habité dans une continuité propre à tracer des chemins comme à éclairer l’avenir.

Programme et intervenants - Affiche

Le surtitrage : nouveaux défis, nouvelles possibilités

Salle de la recherche, 18 novembre, 10h30

Le master de traduction T3L accueille Anika Verdecken, surtitreuse, pour une rencontre autour du thème : "Le surtitrage : nouveaux défis, nouvelles possibilités", à l'occasion du Jules César (Shakespeare), présenté au Théâtre Gérard Philipe du 15 au 28 novembre.

Affiche

Atelier "Berlin, ville-archive, ville-monde"

Interventions de Mathilde Roussat & Jean Mortier
Rencontre-lecture avec Marie Hermann

Salle de la recherche, 9 novembre, 14h30 - 18h

Cet atelier sur le nouveau Berlin est organisé par Mathilde Roussat, lectrice au département d'études germaniques de l'Université de Paris 8.

A cette occasion, Jean Mortier, maître de conférence honoraire à l'université Paris 8, fera une conférence sur la scène artistique berlinoise contemporaine.

Ensuite se tiendra une lecture par Marie Hermann, traductrice, d'extraits de sa traduction de La nuit où le mur est tombé (Paris, Ed. L'inculte, 2009).

L'atelier se concluera sur un pot amical.

“Toni Morrison et les circuits de l’imaginaire”

Colloque international, 4-7 novembre 2010

Université Paris 8, La Bellevilloise, Mairie du 20e arrdt, Théâtre de la Madeleine, American Church

Coordination scientifique : Janis A. Mayes (Syracuse University), Andrée-Anne Kekeh (Université Paris 8), Anne Wicke (Université de Rouen), Maryemma Graham (University of Kansas)


Programme

La sixième biennale de la Toni Morrison Society se tiendra à Paris et à Saint-Denis, un cap géographique important dans l’histoire de la Toni Morrison Society, puisque c’est la première biennale qui se tiendra hors des frontières américaines. Le choix de ce lieu va dans le sens du rayonnement de l’œuvre de Toni Morrison, de son impact en tant qu’artiste, éditrice, enseignante, femme de lettres et intellectuelle. L’objectif de cette conférence est d’accueillir la constellation d’idées et des discours qui se construisent aujourd’hui autour de l’œuvre Toni Morrison dans le monde. Dans une optique et une sphère résolument transnationales, la conférence s’efforcera de susciter un large débat critique, de faire entendre et circuler la parole des chercheurs, traducteurs, artistes, enseignants ou simples lecteurs engagés autour de l’œuvre de Toni Morrison.

Paris, lieu culturel et historique central pour les diasporas noires, destination privilégiée pour nombre d’artistes expatriés de toutes origines, s’imposait ; ce choix nous incitera à examiner de près les phénomènes de réception autour de l’œuvre de Toni Morrison ainsi que les dynamiques de traduction, les transformations, les modifications que son imaginaire fait naître. Paris et ses banlieues, ce que Morrison a appelé le « chez soi de l’étranger » serviront de port de départ pour une réflexion sur les multiples circuits de son imaginaire : itinéraires inédits, déplacements multiples ou prises de pouvoir que l’imaginaire de Toni Morrison met en mouvement. Car le monde de l’écrivain exige d’être à l’écoute de la parole qui se dit dans le lieu clos du livre, mais aussi à ce qui se manifeste en dehors. Constamment en prise avec les limitations du monde, l’imaginaire est un espace essentiel pour Morrison, celui où elle peut s’atteler à ce qu’elle considère être sa tâche essentielle : « altérer la langue, la désenclaver, y créer des trouées », ouvrir d’autres voies pour le lecteur , de nouvelles configurations entre l’écrit, l’oralité et les sens, entre les lieux physiques et les espaces de l’intime, entre les voies du savoir institutionnel et les modalités d’appréhension de ce savoir, entre le pouvoir réel et celui qui est conduit par les sens.

Il sera demandé aux intervenants de proposer de nouveaux modes d’entrée dans l’imaginaire de Toni Morrison, de s’interroger notamment sur les manières dont il refaçonne les géographies et interprétations des savoirs, d’examiner comment ces nouvelles constructions imprègnent à leur tour l’œuvre de l’écrivain générant ainsi des réseaux inédits. Il conviendra de prêter attention à la pratique de Toni Morrison, écrivaine engagée dans l’écriture et dans la vie, figure intellectuelle, soucieuse de laisser un espace au lecteur, d’inscrire ce qui est tu, discrédité au cœur du texte, et de toujours écrire comme s’il s’agissait de « danser et de penser hors limites ». Nous sollicitons des approches susceptibles de renouveler le regard critique sur cette œuvre plurielle, d’explorer ce « qui affleure la face du langage » chez Toni Morrison, la parole vraie dissimulée derrière les mots de l’ordinaire, les chemins souterrains, complexes du style, les messages apocryphes qui sous-tendent l’imaginaire de Toni Morrison. On envisagera l’œuvre dans sa totalité : textes fictifs, discursifs, textes pour le théâtre ou l’opéra« librettos », livres pour enfants.

Il sera demandé aux intervenants de faire une présentation synthétique de 10 minutes qui leur permettra d’exposer leurs angles d’approches avant le débat collectif.

Un atelier « Langage Matters » sera organisé, destiné aux enseignants de tous niveaux, il sera consacré à l’enseignement de l’œuvre de Toni Morrison à un jeune public.

Parmi les sujets qui pourront être abordés :

Contacts
Andrée-Anne Kekeh :
Céline Barcham :

Regards anthropologiques sur le pastoralisme nomade dans le Soudan contemporain : journée d’étude

Journée d’étude organisée par le CERASA, les Départements de Sociologie (UFR4) et Géographie (UFR3) – Université Paris 8, en collaboration avec le Department of Anthropology, University of Khartoum (Soudan)

Jeudi 7 octobre, Salle de la recherche, 9h-12h

Le pastoralisme nomade constitue depuis toujours l’une des formes d’organisation socio-économique les plus viables pour divers groupes soudanais. Malgré les crises écologiques et les pressions pour la sédentarisation, on estime à 20% le pourcentage de la population pastorale dans le pays. Le secteur de l’élevage REPRÉSENTE 22% du PIB. il contribue à 18% des exportations et CONSTITUE une source de revenus pour environ 80% de la force de travail rurale.

Marginalisés par les politiques de l’Etat (colonial et post-colonial) et par les interventions internationales, les pasteurs soudanais sont aujourd’hui confrontés à des pressions multiples qui sapent leurs systèmes de production et de reproduction sociale. Dans les dernières années, avec l’entrée du Soudan dans la «globalisation», des transformations bouleversantes pour le pastoralisme nomade se sont intensifiées : développement de conflits armés, pressions sur le foncier, «revitalisation» des chefferies tribales locales.

À partir de la présentation du récent numéro de la revue NOMADIC PEOPLES, consacré au pastoralisme soudanais, nous proposons un moment de débat autour d’un thème qui, par sa place centrale comme objet « classique » des chercheurs, se situant au cœur des enjeux concernant le futur des pays du Sud, ouvre à l’échange scientifique entre plusieurs disciplines en sciences sociales (anthropologie, géographie, sciences politiques, études de développement).

Avec la participation des deux collègues de l’Université de Khartoum, partenaires de la convention signée en 2009 par l’UFR4 et la Faculty of Social and Economic Studies Abdelghaffar :
M. AHMED, Anthropologue, University of Khartoum (coéditeur de la revue)
Munzoul A. ASSAL, Anthropologue, University of Khartoum (référent de la convention)

Contact :
Barbara Casciarri, Département de Sociologie – CERASA –

Affiche

La revue "Nomadic peoples" se trouve à la bibliothèque à partir du volume 12, année 2008 : en magasins, cote P 3293.
Sommaire du volume 13, no. 1

Regards sur Rue de la danse : exposition

Présentation de clichés retraçant le processus de création à l'œuvre lors des ateliers de danse contemporaine et d'architecture sur le Canal Saint-Denis

21-28 juin
Parcours dans la bibliothèque

L'objectif premier de l'exposition est de participer à la revalorisation des liens entre l'Université et son territoire, et entre étudiants et dionysiens. Pour réaliser cet objectif, l'exposition sera itinérante et cheminera à travers différents lieux culturels de Saint Denis.

Environ 15 clichés de grand format (60/80) seront exposés à la Bibliothèque de Paris 8 à partir du 14 juin 2010. Ces photographies retraceront une partie du processus de création développée lors des ateliers, travail de création toujours à l'œuvre au moment de l'exposition. Pour apporter un autre regard sur le projet Rue de la Danse et faire dialoguer l'Université avec son territoire, nous avons choisi d'inviter Anne Nordmann, photographe en résidence au Théâtre Gérard Philippe. A côté de cette professionnelle, des étudiants de Paris 8 en photographie ou amateurs de photographie seront amenés à porter leur propre regard sur cette expérience artistique.

L'exposition permettra aux étudiants de prendre connaissance de cette action culturelle de proximité, de les convier à la journée festival (restitution du travail des ateliers) qui aura lieu le 4 juillet, mais aussi de se rendre sur le Canal St Denis pour observer les participants lors des derniers ateliers de création.

Emilie Pelletier, Fanny-Alma Serée et Quentin Guisgand, étudiants en M2 Pro Politiques et gestion de la culture en Europe, Institut d'Etudes Européennes / Association Hors les Murs

Littératures africaines de langue portugaise et littérature portugaise :
conférence donnée par M. Agostinho Matias Goenha

Jeudi 10 juin, Salle de la recherche, 10h-12h30

Agostinho Matias Goenha, professeur invité de portugais de l'Université pédagogique du Mozambique, est invité par le service des relations internationales de Paris 8 pendant le mois de juin 2010.

La conférence portera sur les deux thèmes suivants :
- littératures africaines de langue portugaise et littérature portugaise : l'exemple mozambicain ;
- littératures nationales africaines de langue portugaise et littérature portugaise coloniale : problématique de la définition d'une “mozambicanité” littéraire.

La conférence sera accompagnée dans le hall d'une exposition d'ouvrages de la bibliothèque.

Texte des quatre conférences données par Agostinho Matias Goenha à l'Université Paris 8


Grand stade. Cornillon nord :
exposition de Marc Pataut, photographe et vidéaste

5 mai - 5 juin 2010
Hall de la bibliothèque

Dans le cadre du colloque international "L'intime et le politique dans les arts et la littérature depuis les années 1970" organisé par Florence Baillet, Karin Maire-Parienti, Arnaud Regnauld (Université Paris 8) du 2 au 5 juin 2010 (programme complet),

la bibliothèque universitaire accueille du 5 mai au 5 juin 2010, en partenariat avec le Fonds d’art Contemporain de Seine-Saint-Denis, une exposition d’œuvres de Marc Pataut, photographe et vidéaste : "Grand stade, Cornillon nord, 1994-1995", 20 photographies noir et blanc extraites de la série "Ceux du terrain".

Plus d’informations

Memory Studies - La sociologie à Paris 8 et le pôle Ville en partenariat international

1er et 2 juin 2010
Salle de la Recherche

A l’initiative du département de sociologie de Paris 8 et plus particulièrement du Master de sociologie, cette initiative a reçu le soutien du service des Relations Internationales de l’Université de Paris 8 ; du programme master franco-autrichien (ministère enseignement supérieur) ; du programme « Pôle Ville » de Paris 8 et de l’axe « penser la ville contemporaine » de la MSH Nord.

Mardi 1er juin

9h30 : Accueil, allocutions de bienvenue
10-12h : Présentation des posters présentant les travaux d’étudiants de master (10 minutes chacun)

12h-13h : Séminaire « Memory Studies » (1/2)
Introduction au séminaire et présentation des intervenants par Claire LEVY-VROELANT ; discussions animées par Marie-Claude BLANC-CHALEARD, historienne, université de Paris 10 Nanterre
Christoph REINPRECHT, sociologue, université de Vienne, Mémoire et migration
Corinne DAVAULT, sociologue, Paris 8, Mémoires d'une cité patronale et pouvoir municipal

13h-14h : Déjeuner au restaurant universitaire

14h-18h : Séminaire « Memory Studies » (2/2)
Christina KLEISER, historienne, doctorante, université de Vienne : Le concept de mémoire partagée
Stepanka PFEIFEROVA, doctorante en sociologue, université Charles de Prague,  la communication est présentée en collaboration avec Jiri SUBRT, sociologue, université Charles de Prague, Le rapport des Tchèques à l’histoire
Danielle TARTAKOWSKY, historienne, Paris 8, Mémoires ouvrières imbriquées : la 97ème division au Père-Lachaise
Céline BARRERE, sociologue et urbaniste, École d’Architecture de Lille, et Claire LEVY-VROELANT, sociologue, Paris 8 : Mémoires, lieux urbains et littérature
Alain SINOU, urbaniste, IFU-Paris 8, Postures face à la mise en patrimoine des espaces coloniaux
Apéritif sur place à partir de 18h30

Mercredi 2 juin

10h-13h : Suite de la présentation des posters en présence des étudiants des deux groupes ; Présentation de l’exposition de photographies réalisées par les étudiants de licence de Patricia PELLEGRINI  sur les friches urbaines

13h-14h30 : déjeuner au restaurant universitaire

14h30-15h30 : Suite et fin des posters.
15h30-17h : Discussion animée par les enseignants du master de Paris 8 et présentation du parcours commun du master en présence de Christoph REINPRECHT (responsable du master de sociologie, Université de Vienne)
Présentation d’ouvrages des enseignants de Paris 8

17h30 cocktail final

La textualité et les supports traditionnels et électroniques :
conférence de Michael Joyce

12 mai, 17h
Salle de la Recherche
Conférence organisée par EA1569 (C.R.L.C. et le Texte étranger) et EA349 (Paragraphe)

Écrivain et universitaire américain, Michael Joyce est l’auteur de nombreuses œuvres littéraires numériques et sur papier, ainsi que d’essais et d’ouvrages théoriques explorant les questions soulevées par la textualité électronique. Il est l’un des concepteurs du logiciel Storyspace. Sa fiction interactive "Afternoon A Story" est reconnue comme une œuvre majeure et pionnière de la littérature numérique. Son recueil de récits et de méditations "Parables and Refractions" fut salué par Hélène Cixous, qui rédigea la postface de l’ouvrage.

La conférence de Michael Joyce portera sur la textualité à l’ère numérique.

Bibliographie sélective :

The War Outside Ireland (1982)
Afternoon (1987)
Of Two Minds : Hypertext Pedagogy and Poetics (1995)
Twilight, A Symphony (1996)
Twelve Blue (1996)
Othermindedness : the emergence of network culture (2000)
Moral Tales and Meditations : Technological Parables and Refractions (2001)
Liam's Going (2002)
Was (2007)

Journée d'études « Ecriture, édition et diffusion numériques »

Vendredi 9 avril, de 13 heures à 18 heures
Salle de la recherche

Cette journée est organisée à l’initiative du master de traduction T3L (coordination par Marie Salgues et Arnaud Regnauld) et en partenariat avec le master M2CL (Médias internationaux, enjeux et pratiques).

Débattront :
Mme Carole Letrouit, directrice du SCD Paris 8-Saint-Denis
M. Charles Kermarec, directeur de la librairie et des éditions Dialogues à Brest
Mme Nina Bitoun, juriste
M. Laurent Rigoulet, reporter et responsable éditorial de Telerama.fr
M. Pierre Mounier, Centre pour l'édition électronique ouverte

Made in Paris 8 / La fabrique de Paris 8

Exposition du 1er au 27 mars

Présentation

Conférence "Traduction, auto-traduction et réécriture : Endgame, Lolita et Le Maître et Marguerite" par Michaël Oustinoff

Jeudi 18 mars, 10h
Salle de la recherche

L’équipe du Master de traduction T3L (Université de Paris 8) accueillera M. Michaël Oustinoff, Professeur à l'Université de Paris 3 - Sorbonne Nouvelle, pour cette conférence.

Proposition :
Dans toute traduction, il y a une part de réécriture : C’est dans cette perspective que seront comparées les auto-traductions de Fin de partie / Endgame de Beckett et l’auto-traduction russe de Lolita de Nabokov par rapport :
1) à la traduction allemande, Endspiel, faite en étroite collaboration avec Beckett ;
2) aux deux traductions françaises de Lolita, dont la première a reçu l’aval appuyé de Nabokov ;
3) enfin, aux deux traductions anglaises de Master and Margarita de Boulgakov, dont la première (qui a servi de base à la chanson des Rolling Stones, Sympathy for the Devil), publiée en 1967, a été effectuée par Michael Glenny, l’un des co-traducteurs des auto-traductions nabokoviennes en anglais.
On y ajoutera, en contrepoint, la traduction de ces trois œuvres en portugais.

Contact : Marie Nadia Karsky,

Affiche

Présentation du livre de Jean Klein "Ouvert à l'inconnu : entretiens à Delphes" par Aline Frati

Mercredi 10 mars, 14h30
Salle de la recherche

Aline Frati est, thérapeute, professeur de yoga à l'université Paris 8. Elle présentera le livre de Jean Klein, "Ouvert à l'inconnu : entretiens à Delphes" (Paris : Accarias-L’Originel, 2009) dont elle a assuré la traduction.

Jean Klein (1912-1998) a été médecin et musicologue. Après son éveil spirituel en Inde, il rentre en France dans les années soixante, puis s'installe aux États-Unis. Il a consacré l'essentiel de son existence à la transmission et à l'enseignement de l'Advaïta Vedanta.

Bibliographie (ouvrages disponibles à la bibliothèque) :

Ouvert à l'inconnu : entretiens à Delphes / traduit de l'anglais par et présentation d'Aline Fratti, édition établie par Emma Edwards ||. – Paris : Accarias-L’Originel, 2009
BU - Saint-Denis || SALLE BLEUE || en traitement

Be who you are / trans. by Mary Mann||. -- Dorset [etc.] : Element Books, 1989
BU - Saint-Denis || SALLE BLEUE || 133 KLE

I am / comp. and ed. by Emma Edwards||. -- Santa Barbara : Third Millennium Publications, 1989
BU - Saint-Denis || MAGASIN 1 || 160938+1

La joie sans objet ||. -- [Paris] : Mercure de France, 1984
BU - Saint-Denis || MAGASIN 1 || 151238+1

Open to the Unknown : dialogues in Delphi / ed. by Emma Edwards||. -- St Peter Port (Guernsey) [etc.] : Third Millennium Publications , 1992
BU - Saint-Denis || MAGASIN 1 || 160934

Qui suis-je ? : la quête sacrée / entretiens recueillis et mis en forme par Emma Edwards ; trad. de l'anglais par Agnès Lowy||. -- [Paris] : Albin Michel, cop. 1989. -- (Spiritualités vivantes)
BU - Saint-Denis || SALLE BLEUE || 133 KLE

The ease of being ||. -- Durham (North Carolina) : Tha Acorn Press, 1989
BU - Saint-Denis || MAGASIN 1 || 160935+1

L'ultime réalité : entretiens sur la non-dualité ||. -- Paris : le courrier du livre, 1977. -- (L'homme et la connaissance)
BU - Saint-Denis || SALLE BLEUE || 133 KLE

Who am I ? : the sacred quest / compiled and edited by Emma Edwards||. -- Dorset [etc.] : Element Books, 1989
BU - Saint-Denis || SALLE BLEUE || 133 KLE

Document vidéo
Jean Klein : a dialogue with Lilias Folan = Explorer le courant d'amour / Noel Dockstader, réal. - [Saint-Denis] : Université Paris VIII - Service audiovisuel UFR 8 [éd.], [2006]. - 1 DVD-R (57 min)
BU - Saint-Denis || ESPACE AUDIOVISUEL || 2171 DVD-R

Daniel Bensaïd (1946-2010)

Militant révolutionnaire et théoricien de l'émancipation, figure de Mai-68 et cofondateur de la Ligue communiste révolutionnaire, professeur de philosophie à l’Université de Paris 8, Daniel Bensaïd est mort à 63 ans. Il a publié de nombreux ouvrages de philosophie ou de débat politique.

"Le capitalisme est malade. Les anticapitalistes ne sont plus les seuls à le diagnostiquer. Il y a encore quelques mois, les tenants du nouvel ordre mondial n'avaient pas de mots assez flatteurs pour vanter les mérites indépassables de l'économie de marché. Si c'est la soupe à la grimace pour tous ceux — patrons, banquiers et spéculateurs — qui ont vu leurs avoirs fondre comme neige au soleil, la situation est autrement dramatique pour nous, simples salariés. Le monde est entré en récession à l'automne 2008. Chacun sait, chez les travailleurs, les retraités, les chômeurs, au sein des familles, que des nuages noirs s'accumulent à l'horizon, et que nous allons payer la débâcle du système.
L'exaspération sociale gronde. Elle peut gronder plus fort encore à la base de la société. Au sommet, dans les sphères économiques et politiques, les stratèges du capitalisme ne sont pas d'accord entre eux. Mais le président Sarkozy et le Medef s'entendent à continuer leur casse sociale… Pour nous, pas d'hésitation : nous combattons le modèle défaillant de la contre-réforme néolibérale.
Renverser le capitalisme, nous le voulons. Pour bâtir une nouvelle société, solidaire et réellement démocratique, nous sommes déterminés à ne plus subir, à nous regrouper et à prendre parti."

Daniel Bensaïd et Olivier Besancenot, Prenons parti. Pour un socialisme du XXIème siècle, Mille et une nuits, Paris, 2009

Bibliographie (ouvrages disponibles à la bibliothèque)

2009

Der Sozialismus siegt : la RDA dos au mur

Exposition du 4 décembre au 26 janvier

La bibliothèque de Paris 8 abrite depuis le début des années 1980 le Fonds RDA, rebaptisé après 1990 fonds RDA- Nouveaux Länder ou fonds Allemagne orientale.

Ce fonds, CADIST associé depuis 1983, propose actuellement plus de 26 000 ouvrages, des thèses et mémoires français et étrangers, quelque 180 titres de périodiques, des documents audiovisuels, iconographiques et microformes, ainsi que plusieurs dizaines de dossiers thématiques. Les documents couvrent tous les domaines ayant trait à l'Allemagne de l'Est de 1945 à 1949, à la RDA de 1949 à 1990 , aux Nouveaux Länder depuis 1990.

L'anniversaire des 20 ans de la chute du mur est pour la bibliothèque l'occasion de donner à voir une partie de cette collection tout à fait unique. Les documents exposés reflètent la richesse et la diversité du fonds : affiches, photographies, objets mais aussi bien sûr ouvrages imprimés, disques et films.

Si la démarche se veut avant tout illustrative et ne vise pas à l'exhaustivité, la bibliothèque souhaite présenter à un public hétérogène -étudiants, enseignants, extérieurs- différents visages de l'ex République Démocratique Allemande.

Site web de l'exposition

Un monde en noir et blanc, amitiés postcoloniales

Vendredi 11 décembre 2009 de 15h à 17h – Salle de la recherche

Rencontre avec Seloua Luste Boulbina, et une partie des participants au numéro 10 de la revue Sens public (juin 2009) "Un monde en noir et blanc, Amitiés postcoloniales" Les cahiers n°10 / à l’initiative de Nadia Setti, professeur au Centre de Recherches en Etudes Féminines et Etudes de Genre, avec la participation notamment de Zineb Benali, professeur de littérature française et francophone, Claire Joubert, professeur de littérature anglaise et Eleni Varikas, professeur d'études de genre et science politique.

« Dans un monde en noir et blanc, les Indiens les plus foncés de peau ne sont pas noirs, ils sont Indiens. Les Sénégalais ou les Camerounais, en revanche, sont noirs. Au mieux, ils sont - indistinctement - africains. Dans la postcolonie, il subsiste du colonial. Le travail de décolonisation exige patience et persévérance tant les clichés sont pratiquement efficients, les représentations pérennes et les langages inadaptés. Comptons sur nous : telle est la politique de l’amitié. » (*)

(*) Texte de présentation du numéro qui propose des textes de Seloua Luste Boulbina, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Souleymane Bachir Diagne, Myriam Cottias, Crystal Fleming, Stéphanie Melyon-Reinette, Christelle Gomis, Fatma Agoun Perpère, Laura Hengehold, Jean-Godefroy Bidima, Matthieu Renault, Ismaël Sélim Khaznadar, Kader Attia)

http://www.sens-public.org

Le voyage, une mission photographique franco-chinoise

Exposition du 2 au 28 novembre

Depuis 2004, les départements photographie de la Beijing Film Academy et de l'Université Paris 8 mènent ensemble des missions photographiques permettant aux étudiants-photographes de travailler sur des thématiques communes et de confronter leurs points de vue. Après Rythmes humains, rythmes urbains, la mission Le Voyage (2005-2008) témoigne une nouvelle fois de la réussite de ces échanges universitaires. Une trentaine d’étudiants-photographes ont eu l’occasion de développer leur pratique artistique à l’étranger et d’exposer leur travail lors de manifestations d’envergure internationale comme le festival Croisements et le festival international de la photographie de Pingyao. Ce projet a permis de renforcer les échanges culturels et artistiques existants entre nos deux pays, la Chine et la France.
La mission Le Voyage, dont la direction artistique a été assurée par des doctorantes de ces deux écoles, se divise en deux volets, Identités et Territoires et Le Déplacement. La rétrospective de l’ensemble de la mission Le Voyage a été présentée pour la première fois à Pékin durant l’été 2008.

Ce projet a été réalisé avec le partenariat très actif de La Poste et le soutien de l’Ambassade de France en Chine, Canon Chine et Nikon France.

Christian Mayaud, SU Zhi Gang et CHENG Qiang
Directeurs de la mission Le Voyage

Marie-Claire Ropars (1936-2007), un regard sur le cinéma

Le présentoir des Presses universitaires de Vincennes est dédié en octobre-novembre à Marie-Claire Ropars.

« Ancien professeur à l'université de Vincennes (Paris-VIII), Marie-Claire Ropars est morte à Paris, dimanche 11 février, d'un cancer. Elle était âgée de 71 ans.
Elle était née le 10 janvier 1936, à Lyon, où son père occupait la chaire d'antiquité classique à la faculté des lettres. Elle entre à l'Ecole normale supérieure de Sèvres en 1956, obtient l'agrégation de lettres classiques en 1957.
Commencée à Dakar, sa carrière continue à la Sorbonne, où elle est maître assistant au début des années 1960. Collaboratrice de la revue Esprit, elle tient en particulier la rubrique cinéma, qu'elle assure pendant dix ans. Elle figure parmi les fondateurs de l'université expérimentale de Vincennes (1968), où on la charge de créer le département cinéma.
Elle publie ses deux premiers livres, L'Ecran de la mémoire (Seuil, 1970), recueil d'articles et De la littérature au cinéma. Genèse d'une écriture (Armand Colin, 1970). Dans cet essai, au lieu d'envisager l'adaptation, elle établit des correspondances entre deux formes expressives et montre comment le cinéma, posant à la littérature le problème de la description, conduit certains écrivains à passer de la réflexion des choses au traitement des mots comme objets. Son enseignement pionnier de cinéma crée quelques remous dans le département, l'hostilité visant la femme et l'universitaire.
Marie-Claire Ropars choisit de retrouver l'enseignement et la recherche en littérature. Docteur en 1980, professeur l'année suivante, elle anime une revue, Hors Cadre, une collection d'essais esthétiques et un séminaire.
De 1988 à 2004, elle fut directrice des Presses universitaires de Vincennes qui, sous son impulsion, devinrent une des plus importantes "presses" d'université. Elle publie successivement Ecraniques (Presses universitaires de Lille), où elle entreprend de cerner la notion de modernité, interrogeant des textes modernes par des films. Revisitant des films à partir de romans contemporains, elle développe la notion de simulacre, opération par laquelle le texte, littéraire ou filmique, énonce sa propre incapacité à montrer.
Puis L'Idée d'image (Presses universitaires de Vincennes, 1996), sur l'image comme double qui, en redoublant, montre l'impossibilité de reproduire et Ecrire l'espace (Presses universitaires de Vincennes, 2001).
Elle avait pris sa retraite en 2004, mais dirigeait encore, avec Pierre Sorlin et ses collègues de l'université Paris-VIII (Christian Doumet, Jacques Neefs), un séminaire très couru, dans les locaux de l'ENS, rue d'Ulm, sur "l'art sans sujet". »

Francis Marmande et Pierre Sorlin , Le Monde, 18 Février 2007

« Née le 10 janvier 1936, à Lyon, dans une famille d’universitaires, elle était entrée à Normale Sup Sèvres et avait été admise à l’agrégation de lettres classiques en 1957. Passée par la Sorbonne, Marie-Claire Ropars avait été de ceux qui, comme Jacques Derrida, Michel Foucault, Hélène Cixous, Lucette Finas, Michel Deguy, et tant d’autres, avaient été les bâtisseurs de Vincennes. Dans le droit fil de Mai 68, de fortes personnalités tentaient d’inventer une nouvelle manière d’enseigner.
À Paris-VIII, Marie-Claire Ropars élabora le département cinéma et y dispensa des cours très novateurs. C’était une femme de rupture qui voulait penser les relations entre la littérature et le cinéma, notamment, et qui le faisait avec une intransigeance sans faiblesse. Elle avait, dans ces années-là, publié des ouvrages importants (L’Écran de la mémoire au Seuil, De la littérature au cinéma : genèse d’une écriture, chez Armand Colin). Son doctorat passé, elle était revenue à l’enseignement des lettres tout en participant activement à certaines revues. Elle avait ensuite dirigé les Presses universitaires de Vincennes et leur avait donné un rayonnement certain. »

Armelle Héliot, Le Figaro, 19 février 2007

Ouvrages disponibles à la bibliothèque universitaire de Paris 8

L’éducation spécialisée en Algérie et au Maroc
avant et après les indépendances

Exposition proposée par le CNAHES, du 5 au 31 octobre


IPES Boulhaut,- Algérie, années 50
(© CNAHES)

A l’occasion de la signature d’une convention entre le CNAHES (Conservatoire national des Archives et de l’Histoire de l’Education Spécialisée), l’Université Paris 8 et la Bibliothèque Universitaire, et de la journée d’étude organisée par l’association le 16/10/09 à l’Université, une exposition de photographies et d’archives est accueillie à la bibliothèque.

« Avant les indépendances respectives du Maroc et de l’Algérie, en 1956 et en 1962, des institutions pour jeunes délinquants, jeunes réputés difficiles ou enfants des rues, issues du secteur public ou du secteur associatif, ont été ouvertes. Malgré un léger décalage dans le temps, celles-ci semblent correspondre aux modèles en vigueur dans la métropole : tribunaux pour enfants, services sociaux, centres d’accueil, centres d’observation, foyers de semi-liberté, internats.
Les archives nuancent pourtant l’idée d’une simple transposition et témoignent d’une situation plus complexe, ne serait-ce parce que ces deux pays ont connu des statuts et des destins différents. Les acteurs n’ont ainsi cessé de s’interroger sur une « pédagogie de l’enfant musulman », à partir des spécificités de la culture, de la religion, de la langue, des structures sociales et familiales. La tentation de gommer les différences s’est souvent heurtée à la persistance d’une catégorisation entre enfants « européens » et « musulmans », qui ne relèveraient pas des mêmes codes. Dans ce contexte, les éducateurs appelés à encadrer ces jeunes devaient-ils être formés dans des écoles métropolitaines ou sur place, participant alors à la construction d’une doctrine rééducative propre au pays ? Ces débats trouveront des débuts de réponse après les indépendances.
Nous avons fait le choix d’évoquer l’histoire de l’éducation spécialisée en Algérie et au Maroc parce que nous disposons d’archives abondantes et souvent inédites. Cette exposition a été réalisée à partir des fonds déposés au CNAHES. »

Samuel Boussion, MCF en Sciences de l’Education

Made in Paris vous propose de découvrir
différents projets artistiques réalisés à l'Université Paris 8

Dans le cadre du 40e anniversaire de l’Université Paris 8 :

« Maria-Antonietta Macciocchi, figure intellectuelle et passeur politique des années Vincennes »

Journée-hommage, mardi 7 avril 2009
6 Conférences-débats - Amphi X


Exposition du 6 avril au 10 mai 2009

 

Organisateur : Bibliothèque de l’Université de Paris 8 –Saint Denis
Direction scientifique : (Conservateur des bibliothèques, Université Paris 4), (Conservateur des bibliothèques, Université Paris 8)

Organisation :
En partenariat avec le Centre de Restauration et de Sauvegarde des Archives Vidéo-Laboratoire VAO (Marie-Françoise Garaudet, Patrice Besnard)

Présentation 
Maria-Antonietta Macciocchi est décédée le 15 avril 2007 à Rome à l’âge de 84 ans. A l’automne 2007, sa fille, Giorgina Amendola Cascavilla, a fait don au Service commun de la documentation de l’Université de Paris 8 de la bibliothèque parisienne de sa mère, soit environ 2000 volumes (livres et revues) mais aussi cinq dossiers d’archives et un petit ensemble de photographies.  

Ces deux faits ont coïncidé avec le lancement du projet des Commémorations du quarantième anniversaire de la fondation de l’Université de Vincennes. Cette concordance constitue, pour la bibliothèque de Paris 8, l’occasion de revenir sur une figure particulière d’intellectuelle dont l’histoire a été liée, un moment, à l’expérience vincennoise.

M.A. Macciocchi, suite à un conflit important qui l’opposa au Parti communiste italien dont elle était membre, décida, au début des années 1970, de s’installer en France. Elle y fut accueillie entre autres par l’université de Vincennes où elle enseigna dans le département de Sociologie pendant quelques années. C’est aussi à Paris qu’elle soutint sa thèse avec François Châtelet comme président du jury.

La bibliothèque de M.A. Macciocchi donne une image fidèle de ses préoccupations intellectuelles, à la fois en tant qu’enseignante et que militante.  Elle offre le fil conducteur des thèmes et problématiques autour desquels la journée que nous proposons s’organisera.

La venue de M.A. Macciocchi en France avait été précédée par la traduction de son livre sur la Chine maoïste qui avait reçu à Paris un accueil enthousiaste. Ses séminaires vincennois portèrent, eux, sur le phénomène fasciste, sur la pensée politique de Gramsci et, chose moins connue, sur le cinéaste, écrivain et intellectuel Pier Paolo Pasolini. Ils ont donné lieu à des publications françaises. Sa bibliothèque porte aussi les traces son intérêt pour l’histoire du communisme, en particulier en Italie, pour le féminisme et pour l’Europe où elle fut élue députée dans le cadre du Partito radicale.

On peut dire que M.A. Macciocchi fut d’abord une intellectuelle militante qui se proposait d’intervenir dans l’espace public pour y faire entendre sa voix. Elle fut également un écrivain et une enseignante. Enfin, elle fut un passeur culturel et politique entre la France et l’Italie. A cheval entre plusieurs genres et investie dans plusieurs rôles, on lui doit également d’avoir jeté des ponts entre eux et contribué à tisser des réseaux intellectuels et politiques.

Les centres d’intérêt et les engagements multiples de M.A. Macciocchi portent la marque caractéristique de la période ouverte par le mouvement de Mai 68. Cette trajectoire typique est passée, pendant un moment bref mais intense, par l’Université de Vincennes où elle a laissé des traces significatives.

Cette journée s’efforcera donc de mettre au jour, à travers l’itinéraire de cette forte personnalité, les caractéristiques historiques de cette époque et interrogera leurs éventuelles résonances dans le monde contemporain.

Programme des conférences :

Matin

9h45
Accueil des intervenants par Carole Letrouit, Directrice du SCD de Paris 8
Présentation de la journée par Marie-Cécile Bouju

10-10h30
Marie-Cécile Bouju, Université Paris-Sorbonne (Paris 4) et Olivier Fressard, Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), Conservateurs des bibliothèques :
« La bibliothèque et les archives de M.A.Macciocchi à la bibliothèque de  l’Université Paris-8 »

10h30-11h
Anne Marijnen, Maître de conférences en Sciences politiques, Université de la rochelle / LASAPE EA 3818 :
« Macciocchi avant Macciochi : un itinéraire partisan »

11h-11h30
Antonio Benci, Université de Venise, Spécialiste de l’histoire de '68 en Italie par rapport à la France :
« Le Mai 1968 "entre" dans l'histoire d'Italie »

11h30-12h
Questions-débat

12h
Visite de l’exposition à la Bibliothèque
Déjeuner

 

Après-midi

14h-14h30
Jean-Yves Fretigné, Maître de Conférences en Histoire, Université de Rouen :
 « La réception de Gramsci en France »

14h30-15h
Hervé Serry, Sociologue (Centre de recherche sociologue et politique de Paris / CRESPPA - CSU, UMR 7217 - Paris 8 / CNRS) :
« La réception de De la Chine de M.A.Macciocchi »

15h-15h30
Jean-Paul Aubert, Maître de conférences en Cinéma, Université de Paris 8 :
« M.A Macciocchi et P.P. Pasolini : De " Vie Nuove" à "Vincennes", de Rome à Paris : du parallélisme de leurs itinéraires et de leurs intersections »

15h30-16h
Questions-débat

Projection
Document vidéo enregistré lors du colloque « Le nouvel ordre intérieur » organisé à l’Université Paris 8 du 19 au 22 mars 1979, avec notamment Michel Foucault, François Châtelet et Maria-Antonietta Macciocchi (durée de l’intervention de M.A. Macciocchi : 50 minutes environ).

 

Bibliographies

Bibliographie italienne
• Persia in lotta, Edizioni di Cultura Sociale, 1952
• Lettere dall'interno del PCI a Louis Althusser, Feltrinelli, 1969
• Dalla Cina (Dopo la rivoluzione culturale), Feltrinelli, 1971
• Polemiche sulla Cina, Feltrinelli, 1972
• Per Gramsci, Il Mulino, 1974
• La donna "nera" : Consenso femminile e fascismo, Feltrinelli, 1976
• La talpa francese, Feltrinelli, 1977
• Dopo Marx, aprile, Libri dell'Espresso, 1978
• Duemila anni di felicità, Mondadori, 1983
• Di là dalle porte di bronzo, Mondadori, 1987
• La donna con la valigia, Mondadori, 1989
• La forza degli italiani, Mondadori, 1990
• Le donne secondo Wojtyla, Edizioni Paoline 1992
• Cara Eleonora. Passione e morte della Fonseca Pimentel, Rizzoli, 1993
• L'amante della rivoluzione. La vera storia di Luisa Sanfelice e della Repubblica napoletana del 1799, Mondadori, 1997

Bibliographie française
• Lettres de l'intérieur du Parti : le Parti communiste, les masses et les forces révolutionnaires pendant la campagne électorale à Naples en mai 1968, Maspero, 1970.
• De la Chine, Le Seuil, 1970.
• Pour Gramsci, choix de textes gramsciens commentés, Le Seuil, 1974.
• Éléments pour une analyse du fascisme, Séminaire de 1974-1975 à Paris VIII, avec plusieurs collaborations (dont celles de François Châtelet, Jean-Toussaint Desanti, Roger Dadoun, Jean-Pierre Faye), sous la direction de M.A. Macciocchi, UGE : "10/18", 1976.
• De la France, Le Seuil, 1977.
• Après Marx, avril, Le Seuil, 1978.
• Les femmes et leurs maîtres : Séminaire, Paris VIII-Vincennes, textes rassemblés par Jacqueline Aubenas-Bastié ; sous la direction de M.A. Macciocchi, Bourgois, 1978. Il s'agit de deux séminaires tenus à Vincennes, en 1975-1976 ("Fascismes et luttes des femmes") et en 1977-1978 ("Marxisme et féminisme").
• Pasolini, séminaire dirigé par M.A. Macciocchi (tenu les 10, 11 et 12 mai 1979 à l'Institut culturel italien puis à l'Université de Paris VIII), Grasset, 1980
• Deux mille ans de bonheur, Grasset, 1983.
• La femme à la valise : Voyage intellectuelle d'une femme en Europe, Grasset, 1988.
• Eleonora : la vie passionnée d'Eleonora Fonseca Pimentel dans la Révolution napolitaine, Le Félin, 1995.

Préfaces
• Una donna / Sibilla Aleramo ; préf. di Maria Antonietta Macciocchi ; con uno scritto di Emilio Cecchi, Feltrinelli, 1973.
• L'expérience hérétique : langue et cinéma / Pier Paolo Pasolini ; trad. de l'italien par Anna Rocchi Pullberg ; préf. de Maria-Antonietta Macciocchi, Payot, 1976.
• Lire Gramsci / Dominique Grisoni, Robert Maggiori ; préf. de François Chatelet et Maria Antonietta Macciocchi, Ed. Universitaires, 1973.

Indienne Vincennes : l’Autre Amérique à Saint-Denis
Langage, culture et image amérindiennes

Exposition à la Bibliothèque de l’Université de Paris 8
9 février - 27 mars 2009

En partenariat avec le Département des Langues Minorisées et
le Centre de restauration et de sauvegarde des archives vidéo de Paris 8 –Laboratoire VAO
Avec le concours de l'Institut Culturel du Mexique et de l’Ambassade de Bolivie

Un heureux hasard fait coïncider le début de l’année de commémoration du 40ème anniversaire de la fondation de notre Université avec la première exposition de la Bibliothèque consacrée aux Langage, Culture et Image Amérindiennes. Ce hasard ne fait que confirmer l’intérêt que Paris 8 a su montrer depuis sa création pour les cultures de l’Amérique Latine et est la preuve qu’elle reste ouverte à penser le monde dans sa dynamique, ses contradictions et ses battements d’espoir.

L’exposition présente des pièces d’artisanat et des images de l’Amérique Latine :

Elle présente, également,  des documents issus des fruits de la recherche et des enseignements de Paris 8 :

Que cette exposition, dans l’année du 40ème anniversaire de Paris 8, soit un petit encouragement pour que notre université continue à cultiver son exception sur le terrain de l’américanisme par rapport à d’autres universités françaises et européennes.

Tel est notre souhait.

Vicente Romero
Historien, enseignant de civilisation de l’Amérique « latine »
Département d’Espagnol
Université de Paris 8
05/01/2009

Rencontre avec André Markowicz

15 janvier 2009 à 10h, bâtiment B, salle B313

La Bibliothèque Universitaire, le Département d'études slaves, le Master de Traduction T3L de l'Université de Paris 8, en partenariat avec le Théâtre Gérard-Philippe de Saint-Denis accueilleront le traducteur André Markowicz pour une rencontre autour de la traduction de Cœur ardent d’Ostrovski le jeudi 15 janvier 2009 à 10h (salle B 313).

Rencontre avec les éditions HYX

8 janvier 2009 de 10h à 12h, salle de la recherche

L'équipe du Master de traduction T3L et la Bibliothèque universitaire auront le plaisir de recevoir Emmanuel Cyriaque, directeur de l'association Editions HYX pour une conférence-débat sur le thème :
Edition, traduction et NTIC : nouveaux objets, nouvelles pratiques.

Littérature et numérique : bibliographie des ouvrages disponibles à la bibliothèque

http://www.editions-hyx.com

2008

Au bout de la frontière

Exposition du 15 décembre 2008 au 9 janvier 2009

Pascal Binczak, Président de l’université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis,
Gérard Willeme, Proviseur du lycée Paul Eluard de Saint-Denis,
les élèves de la 1ES1 2007-2008,
les professeurs Jean-Pierre Aurieres, Martin Cayrel
et le photographe-professeur Nicolas Urlacher

ont le plaisir de vous inviter au vernissage de l’exposition Au bout de la Frontière, le mercredi 17 décembre 2008 à 18h, à la Bibliothèque Universitaire de l’Université Paris 8.

Cette exposition fait suite à un voyage pédagogique réalisé par des lycéens du Lycée Paul Eluard au mois d’Avril 2008 sur la frontière qui sépare le Mexique et les Etats-Unis entre San Diego et Tijuana :

"Ce voyage est l’aboutissement d’un projet pédagogique mené avec des élèves de 1ère durant l’année scolaire 2007-2008, année pendant laquelle ils ont reçu des intervenants (universitaires, photographes, immigrés mexicains) qui sont venus leur parler des différentes problématiques des frontières en général et de la frontière américano-mexicaine en particulier. Le phénomène des migrations, si important à l’heure actuelle, prenait chez nos élèves de banlieue un sens tout particulier. Nous avons donc travaillé ce thème toute l’année et bâti ce voyage autour de cette interface majeure de l’espace mondial que symbolise la frontière américano-mexicaine.

Partir loin, arracher les élèves à leur coin de banlieue, de cité, les dépayser et par ce choc culturel les amener - tout a priori disparu - à s’interroger sur une problématique essentielle : la notion de frontière (qu’elle soit géographique, mentale, raciale ou sociale).

Nous avons formé des équipes de journalistes rédacteurs et de photographes parmi les élèves qui ont alimenté quotidiennement un blog pendant le voyage (http://au-bout-de-la-frontiere.over-blog.com) et qui ont mené un partenariat médiatique avec Le Parisien, Le Journal de Saint-Denis et France Inter(plusieurs interventions en direct depuis les USA et le Mexique dans "Allô La Planète" ).

Nous les avons amenés au contact des acteurs américains et mexicains : responsables d’associations d’aide aux immigrés, et en particulier la rencontre avec Enrique Morones (fondateur des Border’s Angels avec qui nous sommes allés déposer des bidons d’eau salutaires aux clandestins perdus dans le désert), rencontre avec des migrants, clandestins ou non, à l’écoute de leurs récits de vie, rencontre avec des femmes syndicalistes qui luttent au sein des maquiladoras pour leur dignité et leurs droits, participation à la grande fête communautaire des Chicanos de San Diego, rencontre avec des travailleurs sociaux des bidonvilles de Tijuana ou de la communauté mexicaine de San Diego, visite d’une école bilingue espagnol-mixtèque pour enfants de migrants à Tijuana, visite d’un foyer d’accueil pour femmes migrantes à Tijuana, rencontre enfin avec des lycéens américains et des lycéens mexicains, des deux côtés de la frontière...

Ce projet s’insère dans un ensemble plus vaste qui a débuté par le projet intitulé "Vivre après un conflit" et qui nous a conduit en Irlande du Nord à la rencontre des protagonistes du problème entre catholiques et protestants en avril 2007 et qui sera finalisé par celui de cette année scolaire 2008-2009 intitulé "Ensemble mais différents" et qui nous conduira en Afrique du sud en avril 2009 afin de travailler sur la construction de la "nation arc-en-ciel" post-apartheid avec comme fil conducteur le rôle des femmes dans la vie civique et associative du pays."

Affiche

Le mois du film documentaire :
Résistances au XXème siècle... et au-delà

Tout le mois de novembre, la bibliothèque propose plusieurs manifestations :

- une sélection de films documentaires sur la thématique "Résistances au XXème siècle... et au-delà", en consultation dans la salle audiovisuelle ;

- "Le Festival du Doc Etudiant", à l'initiative de l'association Les Impatientes : 31 films en consultation, dont de nombreux réalisés par des étudiants de Paris 8 (infos et programme détaillé des projections à Paris : http://festdocetudiant.over-blog.com) ;

- une carte blanche au département Cinéma de l'Université Paris 8, en partenariat avec le Cinéma L'Ecran de Saint-Denis.
Cette séance exceptionnelle au Cinéma l'Ecran sera l'occasion de découvrir une sélection de films documentaires réalisés au département Cinéma de l'Université Paris 8 dans le cadre des Ateliers de Réalisation de Licence 3ème année (enseignant : Henri-François Imbert) et du Master Création et Réalisation Audiovisuelles (enseignants : Claude Bailblé et Henri-François Imbert).

Projection suivie d'un débat avec les réalisateurs.

Séance le 27 novembre à 20 heures, entrée gratuite
Cinéma L’ECRAN
14, passage de l’Aqueduc
93200 SAINT DENIS
Métro Basilique de Saint Denis (Ligne 13)

Hommage à Georges Lapassade

Exposition dans le hall de la bibliothèque, du 10 au 24 novembre

Dans le cadre de l'hommage de l'université Paris 8 à Georges Lapassade, l'exposition de la bibliothèque universitaire à Georges Lapassade prend différentes formes et s’articule en plusieurs espaces, pour illustrer les différents axes de son travail : le psychosociologique, l’ethnologique, le sociologique, et la question de l’implication.

- une installation, ou « monument-hommage » : réalisée à partir d’éléments du bureau qu’il avait toujours à l’université, à 84 ans, cette installation sera une tentative de restitution de cette « personnalité multiple », ancrée dans le quotidien de son bureau. Le bureau, avec tout son désordre, pourra renvoyer notamment au rapport qu’entretenait Georges Lapassade avec son lieu de travail et d’enseignement, l’Université Paris 8, « véritable laboratoire interne de sa recherche même*» ;
- des archives vidéo datant notamment du Centre expérimental de Vincennes ;
- des photographies ;
-  la présentation de fresques murales réalisées par des étudiants et lycéens en 1990-91, avec l’implication de Georges Lapassade ;
- les épreuves de D’un marabout l’autre (éditions Atlantica, 2000) ;
- des toiles réalisées par Rémi Hess représentant des scènes de la vie de l’université avec Georges Lapassade ;
- une bibliothèque des œuvres de Georges Lapassade.

A travers cette exposition, la bibliothèque souhaite honorer fidèlement ce « théoricien de l’autogestion qui […] dénonce l’inertie et le conformisme des appareils bureaucratiques tout en essayant de penser les conditions de leur révolution permanente », cet « infatigable agitateur antimandarinal de l’institution universitaire *»…

* Le Monde, 12/08/2008

L'oiseau schizo-chrome

Exposition dans le hall de la bibliothèque, du lundi 9 juin au vendredi 4 juillet

Sous ce titre énigmatique qui renvoie aux images auxquelles les Surréalistes nous ont initiés, Gabriel Ackondjhol, artiste-peintre et art-thérapeute, présentera à la bibliothèque une trentaine de ses toiles aux couleurs souvent très vives. Elles hésitent entre l’abstraction et une figuration qui n’apparaît pas en général au premier regard, mais, si ce n’est de manière subliminale, du moins par la projection spontanée, telle celle qui préside à un test de Rorschach. 

Chaque tableau va de pair avec un aphorisme à la fois poétique et philosophique qui, à travers le va-et-vient entre l’image et le texte, révèle un art inséparable d’une réflexion. Ainsi, lit-on, auprès de telle toile :

 « La démarche n’est pas tant la précision du trait
Que le frémissement de la main qui s’y révèle,
La tonalité fondamentale qui l’édifie. »

 et de telle autre :

 « La toile nue ceint l’espace d’une liberté abordée sans a priori sur le sens.
Bien que la main puisse être guidée par une idée quelconque,
Cette idée dévoilera chemin faisant sa valeur d’amorce,
D’accessoire, au même titre que le pinceau.
La question de départ est toujours  pré-texte du souci. »

L’exposition donnera lieu à quelques démonstrations propices à un dialogue entre l’artiste et le public.

Les notes de bas de page :
pratique savante ou rituel social ?

Rencontre-débat avec Stéphane Olivesi
autour de son dernier ouvrage :
"Référence déférence : une sociologie de la citation"

Séance organisée par des étudiants du Département Sciences de l'information
Avec l’aide de la Bibliothèque de Paris 8
Salle de la recherche, jeudi 19 juin de 14h à 17h

Pourquoi donc les ouvrages universitaires multiplient les notes de bas de page ? Pourquoi donc, tout naturellement, les étudiants font-ils de même dans leurs mémoires, masters ou thèses ? Quel est donc le sens de cette pratique ? Une survivance traditionnelle ? Un rituel scolastique ? Est-elle justifiée du point de vue scientifique ? Doit-elle être prise au sérieux ou bien faut-il lui opposer la dérision comme dans ce jeu inspiré de l’Oulipo qui interrompt chaque phrase de plusieurs appels de note de telle sorte que la lecture suivie du texte en devient impossible ?

Voici, comment, à cet égard, Stéphane Olivesi, enseignant d’information et de communication à l’université de Lyon 2, présente sa problématique qui ne manquera pas d’interpeller tous ceux qui doivent à l’université se prêter aux exercices académiques ainsi qu’aux publications :

« La mesure très modeste de l’espace occupé par les citations en bas de page ne doit pas conduire à sous-estimer leur importance et surtout leur fonctionnalité. Il s’agit au contraire de les saisir comme des pièces centrales pour des productions savantes (articles, thèses, livres, conférences…) qui tirent de leur présence une grande partie de leur signification et de leur valeur. A partir de ces citations se lit l’état d’un champ scientifique, les rapports de domination dont il est le théâtre, les luttes qui se nouent en son sein, la distribution des positions occupées par les agents et, plus important encore, les dynamiques sociales qui conditionnent, stimulent ou entravent la production scientifique… »

Mai 68 s'affiche

Exposition dans le hall de la bibliothèque, jusqu'au 6 juin

Existe-t-il une raison sérieuse de bouder les 40 ans des événements de Mai 68 ?

Faut-il tenir compte des mouvements de réaction contre Mai 68 de la part de certains intellectuels ou politiques qui en ont fait un objet de détestation ou un repoussoir à des fins électorales ?

Faut-il prêter l’oreille aux mouvements d’humeur de ceux qui gardent leur sympathie pour ce moment historique mais rechignent à l’idée de toute commémoration, surtout officielle, craignant la récupération ou la muséification, bref une relégation au détriment d’une éventuelle reprise des germes alors posés, d’un resourcement effectif à l’esprit de Mai ?

Ces diverses réactions ne tiennent pas face à l’importance d’un mouvement social qui, s’il n’a pas abouti à la révolution politique souhaitée par certains, a transformé profondément et irréversiblement notre société. « Révolution culturelle », a-t-on diagnostiqué, ou encore « révolution des mœurs », ce qui semble plus juste. Une chose est sûre, dans à peu près tous les champs de la vie sociale, les relations entre les hommes s’en sont trouvées profondément transformées par le fait d’une remise en cause d’un ordre social encore largement fondé sur la hiérarchie et l’autorité. Rares sont ceux qui aujourd’hui, que ce soit en positif ou en négatif, ne voient en Mai 68 qu’un simple intermède logé dans l’écume de l’histoire.

Mai 68 donna lieu à une formidable prise de parole de la part des travailleurs comme des étudiants, de tous ceux qui, face à leurs difficultés, s’étaient habitués au mutisme ou avaient appris à s’en remettre entièrement à leurs représentants patentés. Tout le monde eut droit à la parole en ce mois de mai. Les murs y compris avec l’efflorescence des graffitis et des affiches dont bon nombre est passé à la postérité.

La bibliothèque universitaire de Paris 8 possède justement une collection d’affiches de Mai 68 dont elle a extrait quelques-unes pour les exposer à son public. Ces images sont restées fortement imprimées dans les esprits de tous ceux qui ont eu à connaître les événements, les acteurs directs et leurs enfants en particulier. Les plus jeunes les découvriront peut-être à cette occasion.

Offrent-elles une image fidèle ou bien partielle de Mai ? Ce sont d’une part des images produites par un collectif d’étudiants et d’artistes engagés dans le mouvement, dont l’atelier des Beaux-Arts fut un haut lieu. D’autre part,  l’éventail des thèmes abordés, en dépit d’un choix drastique sur les centaines d’affiches alors réalisées, est frappant. De la critique des institutions politiques et de la protestation contre la répression policière à la critique des médias, des revendications concernant l’éducation et l’université aux soutiens aux mouvements des travailleurs dans les secteurs les plus divers, entreprises industrielles et hôpitaux, grands magasins et transports, rien ne semble en fait leur échapper.

Une part des affiches exposées est bien connue et redonnera surtout la vivacité d’une présence à des images enfouies dans la mémoire.  D’autres sont plus rares, en particulier celles de quelques artistes qui, quoique la règle générale fût celle de l’anonymat, portent une signature. Ainsi en va-t-il de Leonardo Cremonini  avec sa très belle « Mille et une nuits pour le pavé »  de Jean Hélion qui, interpellant ici Martin Luther King et Cohn-Bendit, mêle au texte le trait caractéristique de son dessin, ou encore de James Pichette accompagnant quelques mots de l’universitaire orientaliste Jacques Berque.

Le plus souvent, les affiches manifestent un parti pris de simplicité esthétique ou donnent dans la caricature. Ce sont des images de propagande qui recourent aux symboles plus qu’au réalisme. Dans une forme minimalement stylisée, avec de grands aplats de couleur unie, rouge vif ou noir en particulier, se détachent les silhouettes des acteurs de la pièce, De Gaulle et Cohn-Bendit, CRS et ouvriers, et des lieux et objets telles que cheminées d’usines ou antennes de télévision qui subissent des métamorphoses facétieuses ou frondeuses, parfois violemment accusatrices. Cette imagerie déploie également un étonnant bestiaire qui convoque béliers, veaux, grenouilles ou crocodiles…

Chacun réagira à sa manière, selon son âge et ses options, aux images laissées par les acteurs de Mai 68. Libre à lui d’en faire ce qu’il veut. Bibliothécaires, nous retiendrons, pour l’occasion, ce clin d’œil d’une affiche (non exposée) de la Bibliothèque nationale : « Libérez les livres ! ».

La littérature comparée au Brésil depuis les années 1980
jusqu'à nos jours

Conférence, jeudi 29 mai à partir de 14h, salle de la recherche

Sandra NITRINI (Université de Saõ Paulo)

Une grande part de la littérature comparée au Brésil a, depuis les années 1960 jusqu'à aujourd'hui, suivi la tradition du comparatisme français. Depuis les années 1980, une discussion a lieu entre les partisans des études littétaires classiques et ceux des études dites culturelles qui viennent des Etats-Unis. Présenter les termes du débat ainsi que ses enjeux sera l'objet de cette conférence.

Avec le soutien du Centre de Recherches en linguistique, littératures et civilisations romanes, du service des Relations et de la coopération internationales, du département d'Etudes des Pays de Langues romanes.

Pour toute information, contacter :
Mme Helena Carreira, directrice du Département d'études des pays de langue portugaise,
06 09 16 48 19
ou Olivier Fressard, Bibliothèque universitaire, 01 49 40 69 89

Printemps des poètes 2008, jeu-concours de traduction :
résultats

Les lauréats du jeu-concours de traduction proposé par la bibliothèque et un groupe d’enseignants de Paris 8 dans le cadre du Printemps des Poètes 2008, sont...

1ER PRIX : Aziliz, pour : The Great Fight
2E PRIX : Lou d’Eon, pour : Monstres
3E PRIX : Houria Bouzidi, pour : France

Ils bénéficient d'une invitation gratuite au spectacle suivant, à la Maison de la Poésie, le vendredi 23 ou le samedi 24 mai à 19 heures :
Héros-Limite
Auteur : Gherasim Luca
Metteur en scène : Laurent VACHER
Avec Alain Fromager , Johann Riche
Ghérasim Luca, surréaliste né en Roumanie, avait fait du français une langue étrange: la sienne. Une langue orale renversant d'un même verbe l'esprit et le corps. La rage qui le portait conjuguait une inquiétude métaphysique et un jeu, des mots qui glissent, un humour jamais très éloigné des larmes.

Pour toute information, contacter Olivier Fressard : 01 49 40 69 89, ofressard@univ-paris8.fr

Maison de la Poésie
157 rue Saint-Martin
75003 Paris
Metro : Rambuteau, Etienne-Marcel.
Téléphone : 01 44 54 53 00
Site officiel : http://www.maisondelapoesieparis.com/

Les poèmes des lauréats :

1. The Great Fight, par Aziliz

He squames it and squimishes it against the ground
Then, he rearies it and he runks it, including his runries
He craches and criditries, and even critinies the caresies
The sanage skads its id and skids its ad
Finally he anchorcobalises it
It, it hesitates, waffllises, windroopes, wingies and ruins himself

Soon he will be nothing but dust
And he cotches his brith and then ritackes but too late
The brain falls as it rolled
Ogroul, Ogroul, Ogroul,
The foot almost
The arm broke
The blood sunk

Dig, Dig, dig
In his pot-like belly sleeps a secret
Screws women who snivel snivel snivel
We wonder, we wonder, we wonder
And we’re watching you
We are also seeking The Secret

“Daddy, make the whale cough”, said the confident kid
The Tibetan guy took his trumpet to call on the storm
And we were damped under the huge gleams
If the leaves could sing they would mistook the Bird

 

2. Les Monstres, par Lou d’Eon

Il y a des monstres, félidés ubuesques,
Aux pantomimes mielleuses, aux œillades de soie.
Fauves qui se font chats et chattes,
Se lovant contre l’hôte placide, courtois et imprudent.
Leurs paroles sont liquoreuses et chafouines.
C’est du vent qui bruisse dans les feuilles
Concassées et racornies du grand saule.
Et sur votre poignet innocent, propice,
Une griffe rétractile, en tapinois,
Se pose et s’attarde.
Caresse appliquée, de velours et mensonge mêlés,
Sur une peau innocente affable et velléitaire.
La gorge duveteuse d’Isaac ployant sous la lame.
Et les fauves, toujours, qui se font chats et chattes.

Un soir où les jetées célestes se feront grenat,
Où des saillies turgescentes perceront les flancs des montagnes...
Un soir d’embruns incandescents...
Un soir de soupirs déliquescents...
Un soir... ils se réveilleront.

Texte original d'Eugène Guillevic :

Il y a des monstres qui sont très bons
Qui s’assoient contre vous les yeux clos de tendresse
Et sur votre poignet
Posent leurs pattes de velours

Un soir
Où tout sera pourpre dans l’univers
Où les roches reprendront leur trajectoire de folles

Ils se réveilleront.

 

3. France, par Houria Bouzidi

Sans jamais qu’entre nous il y ait eu guerre,
Et sans qu’aucun de nous n’ait de l’autre douté.
Certains nous ont séduit en cherchant à nous plaire,
Et très rapidement d’eux nous ont dégoûté.

Il est toujours tentant de chercher l’aventure.
L’inconnu nous excite, le mystère nous prend.
Et il est doux pour nous de chercher la torture
De devoir assumer tout ce que l’on prétend.

On donne tout son cœur et sans que l’on s’essouffle.
On cherche à démontrer que l’on a eu raison,
Mais de la flatterie si le vent mauvais souffle,
L’échec, brutalement, envahit la maison.

La vie donne toujours du sans et des larmes
Ô compagnon, mais c’est ce qui forge nos âmes !

Texte original de Rudyard Kipling :

Where did you refrain from us or we refrain from you ?
Ask the wave that has not watched war between us two ?
Others held us for a while, but with weaker charms,
These we quitted at the call for each other’s arms.
Eager toward the known delight, equally we strove -
Each the other’s mystery, terror, need, and love.
To each other’s open court with our proofs we came.
Where could we find honour else, or men to test our claim !
From each other’s throat we wrenched valour’s last reward -
That extorted word of praise gasped ‘twixt lunge and guard,
In each other’s cup we poured mingled blood and tears,
Brutal joys, unmeasured hopes, intolerable fears -
All that soiled or salted life for a thousand years.
Proved beyond the need of proof, matched in every clime,
O Companion, we have lived greatly through all time !

Fouilles archéologiques à proximité de l'université :
visites guidées les 6 et 7 mai

 

Inrap   CG-SSD

 

Sous la responsabilité de Françoise Lafage, protohistorienne, l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives et le Bureau de l’archéologie du Conseil général de la Seine-Saint-Denis fouillent depuis plusieurs semaines, une surface de près de 2 hectares entre Pierrefitte et Saint-Denis, à proximité (environ 200 mètres) de l’université de Paris 8.

Cette fouille préventive complète une première campagne réalisée en 2001 et précède la construction des bâtiments devant accueillir en 2010, l’ensemble des Archives Nationales postérieures à la Révolution française. La fouille a mis au jour la limite nord d’une ferme aristocratique gauloise des II° et I° siècle avant JC.

Au sein d’un vaste système d’enclos délimité par de larges et profonds fossés, les traces de plusieurs bâtiments sont conservés. Fosses de stockage et fosses d’où étaient extraits les matériaux de construction livrent les témoignages de la vie quotidienne. Un puits très bien construit complète l’établissement.
Céramiques gauloises, amphores gréco italiques, pièces de monnaies, éléments de parures ont permis de dater cette très grosse ferme du deuxième âge du fer.

Les archéologues vous invitent à découvrir le site les 6 et 7 mai 2008. Il s’agira pour eux de vous faire partager ces découvertes ainsi que les problématiques de l’archéologie préventive.

Les visites démarreront les mardi 6 mai et mercredi 7 mai, à 10 heures et 15 heures.

Rendez-vous est donné à l'entrée de l'université, face au métro avec Yves Le Bechennec (01-55-88-01-40 ; 06-14-30-71-34 qui sera le guide de ces visites).

Soyez équipés de solides chaussures.

L’exposition « Nanterre et les Parisii, une capitale au temps des Gaulois » se déroule du 14 avril au 11 juin à Nanterre (Hauts-de-Seine). Certains des objets exposés à Nanterre proviennent de la Seine-Saint-Denis
www.expoarcheo-nanterre.fr

Printemps des poètes 2008 : jeu-concours de traduction

La poésie, un genre littéraire pour happy few ? Que nenni ! Les poèmes ont existé bien avant les romans et leur survivront...

La poésie, parole des origines, parole des prophéties, prière ou chant, plainte ou extase...
Tous les sentiments, les passions et les désirs à portée de quelques mots agencés avec art et imagination.

La parole poétique vous titille ? Participez au jeu-concours de traduction que vous proposent la bibliothèque et un groupe d’enseignants de Paris 8 dans le cadre du Printemps des Poètes 2008.

COMMENT PARTICIPER ?

- Choisissez un poème dans la sélection de textes que nous vous proposons. Tous les coups sont permis ! Fidélité comme adaptation fantasque. Recréation comme exercice de style. Plume ludique comme plume sérieuse.

- Envoyez votre texte (sans oublier de préciser votre nom ou pseudo) à ou déposez-le à la bibliothèque universitaire entre le 3 et le 15 avril.

- Notre jury sélectionnera trois gagnants dont les textes seront exposés à la bibliothèque universitaire et publiés sur notre site. Les heureux élus gagnent des places pour un spectacle à la Maison de la Poésie à Paris.

Espaces nomades du Sud marocain

3-12 avril 2008, hall de la bibliothèque

Nous n’en avons pas fini avec la vieille opposition entre nomades et sédentaires, entre ces deux modes de vie sociale dont la distinction a très longtemps contribué à structurer les rapports sociaux dans certaines régions. Abdelhak Habzi, doctorant en anthropologie et en arts plastiques, est allé vivre parmi les tribus du nomadisme chamelier du Sud marocain pour observer au plus près leur mode de vie et s’imprégner de leurs manières de penser et de sentir. Il a rapporté de cette expérience des témoignages photographiques et des objets artisanaux qui font l’objet de cette exposition. Il a également trouvé à leur contact une source d’inspiration pour sa propre création artistique. Ainsi propose-t-il au public, à la fois au sein de la bibliothèque mais aussi dans une tente traditionnelle plantée sur une pelouse extérieure, une approche qui mêle la connaissance et l’esthétique.

Espaces nomades du Sud marocain / par Abdelhak Habzi

« Le nomade ne se définit pas d’abord comme itinérant, ni comme transhumant, ni comme migrant… La détermination primaire du nomade, c’est qu’il occupe et tient un espace lisse. »
Deleuze et Guattari, Mille plateaux.

«- Les maisons et la vie luxueuse ne leur conviennent pas. Ils se considèrent comme en prison dès qu’une maison se referme sur eux.
- Tu veux dire qu’ils sont des nomades ?
- Oui, ils n’aiment que la vie au désert, et ils n’aiment qu’à faire paître leurs troupeaux. »
(un habitant de Chebika, petit village au bord du désert tunisien, cohabitant de temps à autres avec les tribus nomades de passage)
Extrait de Chebika, Jean Duvignaud

A la source de mon travail sur les nomades du Sud marocain, il y quelques images : le rythme des caravanes en marche, la forme des tentes plantées, les mouvements des hommes et des dromadaires, la matière des tissus et des objets.

Il y a une aventure du nomadisme, celle qui a d’abord orienté mes recherches sur les techniques de la mobilité, car en effet, le mode de vie nomade avec ses déplacements sans fin appelle à la création d’objets nomades inséparables de leur type singulier du rapport au territoire, au mouvement et au temps.

L’attrait irrésistible pour ces populations m’a conduit à aller vivre, un temps, parmi elles, pour les accompagner concrètement et m’approcher au plus près de leurs manières de vivre et faire, sentir et penser.

L’espace du désert et les peuples qui y résident constituent un univers de sagesse, une philosophie en acte propre à la réflexion sur l’authenticité de la vie humaine. C’est également un retour aux sources, aux origines d’une civilisation, avant que l’univers urbain s’impose presque universellement.

Cet espace nomade, avec ses modes propres de déploiement de l’existence collective et individuelle, matérielle et spirituelle, est propice à une inspiration créatrice. Il y a d’abord un environnement, la géographie du désert, qu’il faut aborder loin des stéréotypes. Toutes les formes de la vie nomade sont moins des adaptations que des créations qui viennent s’harmoniser avec le paysage, dunes et rochers à la grande variété, et aux conditions matérielles qui lui sont sous-jacentes.

Le désert est le lieu ouvert de l’infini qui semble ouvrir la voie à une absolue liberté mais comprend aussi ses contraintes invisibles aux néophytes. Les nomades s’orientent vers un énigmatique chemin qui toujours trouve de nouvelles et insoupçonnées sources de vie. Le Sahara possède sa part spécifique de fertilité à laquelle des générations de peuples ont de façon immémoriale participé. Les ancêtres, hommes et femmes, y ont frayé les formes d’une expérience durable de vie, léguée à chaque génération, reprise sans cesse par les nouveaux venus.

L’aridité, voire l’hostilité de l’environnement désertique appelle une civilisation de la patience, en quelque continent que ce soit, de l’Arabie jusqu’à l’Asie, de l’Afrique noire jusqu’au Maghreb. En dépit des distances dans l’espace et dans le temps, il existe un fonds commun à l’ensemble des peuples nomades cristallisé dans une tradition pleinement cohérente, animée par la fierté et la sagesse.

L’approche anthropologique des nomades qui fut d’abord la mienne a pris une autre dimension en se nouant avec mes préoccupations artistiques. C’est ainsi que je me suis mis à peindre l’espace nomade, créer des objets modulables et des formes architecturales mobiles, offrant de cette façon le meilleur témoignage de mon admiration pour ces peuples. De cette façon, la volonté de comprendre en profondeur, jusqu’aux aspects les plus secrets, leur vie quotidienne, m’a conduit sur une double voie de recherche, l’une de théorie anthropologique, l’autre de pratique artistique à des fins utilitaires et fonctionnelles.

La nécessaire approche intellectuelle s’est ainsi prolongée en une expression esthétique plus propre à rendre compte du caractère sensible des matières et des ambiances, des couleurs chaudes évanescentes et des lignes horizontales sans origine ni fin. Ce sont les travaux issus de cette dernière approche qui, pour l’essentiel, son exposés ici : traiter de manière sensitive et créatrice de la culture des nomades et donner ainsi au public un aperçu inhabituel sur ce monde.

Je souhaiterais, au-delà, que cette exposition ouvre une fenêtre sur l’univers nomade pour s’y ressourcer et soit l’occasion d’ouvrir un débat avec le public sur son avenir à travers mon travail. Dans une tente traditionnelle installée à l’extérieur, à proximité du lieu d’exposition, je convierai ainsi les personnes qui s’y présenteront à parler de l’esprit du nomadisme et des perspectives d’avenir des peuples nomades confrontés à l’évolution des sociétés contemporaines.

La maladie d'Alzheimer dans la littérature

Rencontre entre deux écrivains

Mercredi 9 avril, 16h-18h, salle de la recherche

Olivia Rosenthal, écrivain, maître de conférences au Département de littérature française de Paris 8, a déjà publié une bonne dizaine de romans ou pièces de théâtre. Dans son dernier roman, On n’est pas là pour disparaître (éditions Verticale, 2007), elle fait face, dans le cadre d’une mise en forme littéraire originale, à un grave sujet d’actualité : la maladie d’Alzheimer.

Pierre Pachet, écrivain et essayiste, est l’auteur de nombreux récits, aussi bien intimistes que politiques, d’essais littéraires originaux et d’une traduction de La République de Platon. Dans Devant ma mère (Gallimard, 2007), il rend compte, dans son style caractéristique, celui d’une phénoménologie littéraire rigoureuse, de l’évolution de sa mère atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Ainsi, ces deux auteurs traitent avec les moyens de la littérature d’un sujet sur lequel les médias attirent de plus en plus souvent notre attention et sollicitent ainsi en nous une inquiétude sourde croissante. Nous n’entendons jamais toutefois que le discours scientifique des médecins ou, au mieux, les témoignages des patients ou de leurs proches. La littérature est-elle toutefois en mesure de nous parler avec pertinence de cette maladie ? Ne serait-elle pas à même, précisément, de nous donner de manière insoupçonnée un accès original à cette tragique réalité ?

Pour tout renseignement :
Olivier Fressard
Responsable Animation et Communication
01-49-40-69-89
06-31-24-04-76

Débat : De l’invention de l’écriture à l’informatique

Mercredi 26 mars 2008, 15h à 18h, salle de la recherche

Clarisse Herrenschmidt (enseignante à Paris 8 et chercheuse au CNRS, Laboratoire d’Anthropologie sociale), spécialiste des langues anciennes, en particulier du perse élamite, nous offre avec son dernier ouvrage, "Les trois écritures" (Gallimard, 2007), une somme de ses recherches qui conduit à une réflexion ambitieuse sur l’histoire sémiologique de l’humanité. Jean Lassègue (chercheur au Centre de recherche en épistémologie appliquée de l’Ecole polytechnique) auteur d’un "Alan Turing" aux Belles Lettres, 1998, échangera avec Clarisse Herrenschmidt sur la dernière partie de l’ouvrage « L’écriture informatique et réticulaire ».

40 ans après, « la pensée '68 » : Deleuze et Guattari
Journée d'études - Paris 8

Samedi 15 mars 2008, bâtiment D, amphithéâtre D01

Profitant, d’une part, de l’occasion du quarantième anniversaire des événements de 1968 et, d’autre part, d’un regain d’intérêt actuel pour le travail commun de Deleuze et Guattari, il nous paraît opportun de rassembler philosophes, historiens et acteurs ayant pris part aux événements autour de cette collaboration intellectuelle résolument engagée dans son temps, afin d’éclairer certains aspects de cette trajectoire complexe. Associant aux communications orales la projection de documents audio-visuels et l’écoute de documents sonores, il s’agira notamment de contribuer à mieux mesurer l’importance, dans cette œuvre « croisée », du parcours et de l’apport de Félix Guattari, clinicien, théoricien et militant, encore bien souvent sous-estimés (sinon ignorés) dans les travaux consacrés à ces années d’intense créativité théorique et politique.

Programme


7-29 février 2008
Langue portugaise: un océan de cultures
Lingua portugesa : um oceano de culturas

Exposition réalisée par l’Institut Camões
a vec la collaboration d'Adelaïde Cristovão,
Département d’études des pays de langue portugaise (Paris 8)

Bibliothèque universitaire de Paris 8

L’Institut Camões a conçu cette exposition à l’occasion de l’entrée dans le nouveau millénaire. Plus de cinq siècles ont passé après que les grandes navigations conduisirent à la découverte du Nouveau Monde et à de nouveaux passages vers l’Orient, après que les célèbres conquistadors ouvrirent la voie à la constitution d’un immense Empire sur tous les continents, du Brésil à Macao, de la Guinée à Timor.
L’histoire de cet empire est aussi celle d’un impérialisme et d’une colonisation. Il reste de cette histoire ambivalente un archipel lusophone qui frappe par sa diversité et son dynamisme, dont le Brésil est, aujourd’hui, le symbole le plus imposant et le plus attrayant.

En ce début du 21ème siècle, l’ancien empire portugais a laissé plus que de simples traces : des frayages qui dans les différents pays et communautés lusophones hésitent entre l’unité et la multiplicité. Désormais, tous ces « éclats d’empire », en principe égaux, sont propices aux dialogues et aux métissages interculturels qui tout en s’étayant sur une longue histoire, peuvent se tourner, chacun de manière autonome, vers l’avenir avec l’assurance nécessaire à la créativité.

La langue portugaise, ses variations locales et la diversité des productions littéraires, africaines ou asiatiques, portugaises ou brésiliennes, témoignent en particulier des puissances de partage et de fécondation qui s’ouvrent aujourd’hui. Chaque panneau de l’exposition comprend l’extrait d’une œuvre littéraire de langue portugaise, d’auteurs célèbres ou moins connus, sur fond de photographies des Océans qui à la fois les relient et les séparent. L’ensemble manifeste la diversité et le renouvellement des littératures lusophones.

Entre l’assurance conquérante qui s’exprime dans les Lusiades de Camões qui se propose de chanter « les exploits mémorables de ces rois qui s’en furent reculer les frontières de leur Empire et de la Foi, dévastant sans trêve les contrées d’Afrique et d’Asie… », Souverains et héros auxquels il s’adresse en ces mots : « Prenez les rênes de votre royaume, et vous donnerez matière à chant jamais ouï. Que le poids lourd de vos armées et de vos rares exploits, emplissant le monde de stupeur, commence à se faire sentir sur les terres africaines et les mers orientales…»,
et l’intériorisation nostalgique de l’Ode maritime de Pessoa où l’appel des grands aventures maritimes prend les accents de la « saudade » - « Et vous choses navales, vieux jouets de mes rêves ! / Composez hors de moi les motifs de ma vie intérieure ! / Quilles, mâts et voiles, gouvernails, cordages, / Cheminées des vapeurs, hélices, hunes, fanions, / Déversez-vous en moi tout entier, en tas, en vrac, / comme le contenu pêle-mêle d’un tiroir renversé sur le sol ! » -, le cercle proprement portugais est bouclé. S’ouvre alors la multiplicité irréductible des singularités culturelles lusophones.

Olivier Fressard
BU Animation culture

31 janvier
Eclats d’empire : du Brésil à Macao
Table ronde autour de l'exposition

Le Portugal, ce petit pays formant la pointe sud-ouest de la péninsule ibérique, a joué un rôle extraordinaire dans l’expansion coloniale de l’Europe. Qu’un pays au territoire si exigu, aux ressources apparemment si limitées, ait pu conquérir un empire s’étendant sur quatre continents, comprenant aussi bien des comptoirs stratégiques sur des îlots ou des points côtiers que d’immenses pays comme le Brésil et plusieurs grandes régions africaines, ne laisse pas d’étonner. De Vera Cruz à Goa, de la Guinée à Macao, du Mozambique à Timor, la curiosité et la quête des conquérants portugais, dont les noms résonnent chacun comme des légendes, Henri le Navigateur, Vasco de Gama, Pedro Alvares Cabral, Alfonso de Albuquerque, etc. ont manifesté un dynamisme précoce, unique peut-être dans l’histoire de l’humanité moderne.
Aujourd’hui, 5 à 6 siècles plus tard, la présence portugaise a laissé des traces profondes qui, à travers les différents mouvements de déculturation et d’acculturation, est propice à l’étude des phénomènes culturels métissés. C’est ce qu’illustreront les différentes interventions de cette table-ronde.
Plaquette du dépliant

Salle de la recherche

 

7-31 janvier
Eclats d’empire : du Brésil à Macao

Une exposition conçue par l’Association Portulan et présentée par Adriana Coelho-Florent, enseignante du Département de portugais de Paris 8, sur les différentes contrées atteintes par les portugais du 15ème au 19ème siècle.
ll fut un temps, en effet, où ce petit pays de l’extrême Ibérie fut à la pointe de la découverte du Nouveau Monde, fournissant à l’Europe ses grands explorateurs, et conquit un ensemble de territoires sur l’ensemble des continents, dont il reste aujourd’hui des traces en de nombreux lieux de la planète. Cette histoire commence avec les figures mythiques de Vasco de Gama et de Fernand de Magellan (Fernão de Magalhães) et, au plan littéraire, avec les Lusiades de Luis de Camõens… On en connaît, par contre, moins bien la suite qui se prolongera jusqu’aux temps modernes.
L’exposition se présente sous la forme de nombreux panneaux illustratifs et didactiques qui conviendront en particulier aux visites des étudiants accompagnés de leurs enseignants. Elle donnera lieu à une conférence d’un ou plusieurs enseignants spécialistes du sujet.

Mercredi 16 janvier
Les Cahiers critiques de philosophie :
une nouvelle revue à Paris 8

Une revue à découvrir...

Cahiers critiques de philosophie, Hermann-Paris 8

Mais qu’est donc devenue la philosophie à l’université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis ? Tous ceux qui s’intéressent à l’histoire des idées gardent à l’esprit le rôle central des philosophes dans la fondation de l’université expérimentale de Vincennes qui fut l’une des réalisations, légèrement différée, du mouvement de Mai 68. En étaient François Châtelet, Michel Foucault et Gilles Deleuze pour citer les plus célèbres. Bien d’autres y ont fourbi leurs armes et pris, à travers le temps, le relais des premiers. Certains devaient un peu plus tard fonder, avec François Châtelet encore, le Collège international de philosophie (1983).

Alors que l’université de Paris 8 s’apprête à commémorer les 40 ans de l’expérience vincennoise, la philosophie y est toujours bel et bien vivante. Mais sous quelle forme ? Dans quel esprit ? Et quels en sont donc les acteurs ?

Les esprits curieux trouveront les réponses à ces questions dans la revue les Cahiers critiques de philosophie, revue du département de Philosophie, fondée et dirigée par Bruno Cany. Elle est publiée et coéditée par Hermann - Paris 8.

Cette revue, la première qui curieusement ait jamais existé en philosophie en cette université, existe depuis deux ans, a déjà quatre numéros à son actif et s’apprête à publier bientôt deux nouveaux numéros : l’un sur le thème « L’Europe en question », l’autre centré sur un dossier consacré à Cornelius Castoriadis.

Elle entend d’abord faire « le passeur entre les grandes voix d’hier et les philosophes de demain ». Elle souhaite ensuite donner à lire les philosophes universitaires mais aussi s’ouvrir à certains amateurs, au sens étymologique de ceux qui aiment, cultivent et recherchent afin de faire place à « la philosophie dans tous ses états ».

Elle met en œuvre, enfin, une démarche résolument ouverte aussi bien vers des matières ou des genres connexes à la philosophie (les mathématiques ou la poésie) et recourt parfois aux possibilités ouvertes par les nouveaux supports en joignant des documents sonores et visuels sous forme de CD ou de DVD. Ainsi, le n° 6 de juin prochain annonce un DVD Jean-François Lyotard.

On trouvera un sommaire détaillé des trois derniers numéros sur le site de l’éditeur Hermann, depuis l’adresse suivante : http://www.editions-hermann.fr/catalogue.php?catId=56

La bibliothèque universitaire organisera une séance de présentation et de débat autour de la revue en présence de Bruno Cany, de Jacques Poulain, directeur du département de Philosophie et de quelques contributeurs, le mercredi 16 janvier de 15h à 18h. Pour tout renseignement, adressez-vous à Olivier Fressard, 01-49-40-69-89, .

Si vous souhaitez vous abonner, il suffit de vous adresser à HERMANN éditeurs, 6 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. Tél. : 01 45 57 45 40, fax : 01 40 60 12 93.

Pour tout contact, vous pouvez vous joindre Bruno Cany, , ou Mohamed Zouzi Chebbi du secrétariat du département de Philosophie, 01-49-40-66-13.

Mercredi 16 janvier de 15h à 18h, salle de la recherche

2007

Novembre
Le Mois du film documentaire
La nourriture : des rituels sociaux à l'économie mondialisée

Pour cette quatrième édition du Mois du film documentaire, nous vous proposons une sélection de films ayant pour sujet commun la nourriture. Ce thème est abondamment illustré aussi bien par le cinéma documentaire que par la fiction. Nous l'avons retenu pour son caractère interdisciplinaire et parce qu'il permet, sous une apparente trivialité, d'aborder des sujets essentiels et graves. Nourriture - symbole, lieu des liens sociaux et des signes de distinction ; nourriture - plaisir, lieu de la sensualité gastronomique mais aussi des pathologies névrotiques ; nourriture - produit, calibrée et mondialisée, à laquelle toutefois de nombreuses initiatives citoyennes opposent aujourd'hui les exigences de l'écologie, de la diététique et du "bien manger".

Projections au cinéma L'Ecran de Saint-Denis, films en consultation à la bibliothèque, animations... Demandez le programme !

8 novembre 2007, débat :
La démocratie participative,
une perspective de renouvellement de la politique ?

Notre démocratie vit une crise de légitimité. C’est là un diagnostic largement partagé. La population a une fort médiocre image de la classe politique et, en dépit de quelques rares sursauts, a tendance à bouder les urnes.
Or, au sein de la société civile, s’inventent de nouvelles formes de démocratie qui font appel à un engagement direct des citoyens. Yves Sintomer, enseignant de sciences politiques à Paris 8 et membre du Centre Marc Bloc à Berlin, fait le point dans son dernier ouvrage, Le peuple au pouvoir, sur les différentes modalités de démocratie participative apparues et expérimentées depuis un certain nombre d’années, telles que les jurys citoyens, les conférences de consensus, les conseils de quartier, les budgets participatifs, qui ont toutes en commun de recourir à une très ancienne procédure que nous avions perdu d’esprit, le tirage au sort, et qui mettent l’accent sur la délibération.
Loïc Blondiaux, professeur à l’IEP et chercheur au CNRS, auteur d’un livre remarqué sur les sondages, La fabrique de l’opinion, mène également une réflexion sur ce thème et tiendra le rôle du répondant.

Le débat aura lieu jeudi 8 novembre 2007, de 15h à 18h, à la Bibliothèque universitaire de Paris 8, dans la salle de Recherche (accès par le hall d’accueil de la bibliothèque)
Entrée libre.

15 octobre - 10 novembre
La route de la soie

Trois étudiantes, Karima Kanane, Nageena Raja et Kahina Kanane ont refait le voyage de la route de la soie dans sa partie chinoise. Elles ont en rapporté un récit, de grandes photographies, des tentures, des produits artisanaux caractéristiques de chaque étape de leur périple. Elles nous font ainsi découvrir, en dépit du temps qui passe, ce qui de ce parcours mythique reste fidèle à sa légende et garde sa magie.
L’exposition qui tourne depuis l’été dernier à Paris et en Seine-Saint-Denis aboutira à la réalisation d’un livre.

Octobre
Miguel Torga

Nous connaissons en général les noms de Camoens ou de Fernando Pessoa, mais notre connaissance de la littérature portugaise s'arrête le plus souvent là. Or, Miguel Torga, qui aurait 100 ans cette année, est un écrivain portugais majeur qui compte quasiment autant aux yeux des Portugais que Pessoa et qui enracine, à la différence de ce dernier, ses récits, ses poésies et ses réflexions dans un Portugal traditionnel, qui aura bientôt probablement totalement disparu.

"Par des soirées comme celle-ci, fatigué d'attendre je ne sais quel miracle, découragé devant la carte du monde qui, sur le mur, me défie depuis mon enfance, je me mets à penser à Senhor Ventura. En l'évoquant, pour quelques heures j'adoucis la douleur qui peu à peu vient à bout de moi. Je ne me résigne pas à l'idée d'avoir vu le jour à notre époque et dans un pays pendant des siècles avide de découvrir et de savoir, puis tragiquement fermé à tout ce qui n'est pas se regarder et se résigner. J'ai l'impression d'un châtiment immérité du destin et de l'histoire..."

Ainsi commence le petit livre "Senhor Ventura", caractéristique de la manière de Torga où se manifeste la saudade caractéristique de l'âme portugaise.

Cette exposition, organisée en collaboration avec les enseignantes du Département des études lusophones, coïncide également avec un colloque international du 16 au 18 octobre à la Fondation Gulbenkian.
En salle orange jusqu’au 31 octobre.

24 septembre - 13 octobre
Soufis, les mystiques de l'Islam

Dans le cadre de l’association « Goo Saikhan », qui cherche à promouvoir la connaissance réciproque de l’Orient et de l’Occident, une exposition sur certaines expressions de la foi soufie au Pakistan et en Turquie. Avec des photographies et un film documentaire,
« Pèlerinage soufi au Pakistan », de Bruno Morandi.
Exposition dans le hall de la bibliothèque, du 24 septembre au 13 octobre 2007.

Du 5 au 30 juin :
Mobile Museum, art africain, scène artistique suisse. Vidéos

Mobile Museum est une initiative de Mobile Studio, structure temporaire composée de deux enseignants et d'une trentaine d'étudiants du département Arts Plastiques de Paris 8 qui ont choisi pour cette année 2006-2007 de délocaliser leurs cours sporadiquement vers des espaces hétérotopiques.
Du 5 au 30 juin 2007 dans le hall d'accueil de la Bibliothèque de l'Université Paris 8.
Plaquette pdf

Jeudi 7 juin
Débat autour du Centre d'études féminines

Bibliothèque universitaire, salle de la recherche. A partir de 15h.

Ce débat s'inscrit dans la problématique de la différence sexuelle et des études de genre qui nous sont venues des Etats-Unis.

En mai

Exposition et démonstrations de calligraphie chinoise par M. Zhou Haiju.

Lundi 21 mai
Rencontre-débat autour du livre de Pierre Bayard :
Comment parler des livres que l'on a pas lus ?

Bibliothèque universitaire, salle de la recherche. A partir de 15h.

Il est tout à fait possible de parler des livres que nous n'avons pas lus et la non-lecture peut même être recommandable.
Ce propos, qui constitue le fil conducteur de l'ouvrage de Pierre Bayard, ouvre, au-delà de l'humour et du paradoxe, à une théorie tout à fait sérieuse de la littérature et de son enseignement. Il fait immédiatement écho aux préoccupations des étudiants qui doivent se frayer un chemin au milieu de bibliographies gargantuesques. Il rencontre aussi bien le souci des enseignants et des bibliothécaires en tant que prescripteurs d'ouvrages. Pour Bayard, l'orientation dans l'univers des livres et des bibliothèques commence par l'instauration d'un rapport décomplexé à l'écrit qui relativise la distinction entre lecture et non-lecture.

Présentation - débat autour de deux livres
25 avril 2007 de 16h00 à 18h00
Bibliothèque Universitaire - Salle de la Recherche

Coulmont, Baptiste
Sex-shops : une histoire française /
Avec la collaboration de Irene Roca Ortiz
Dilecta
(La librairie de Montaigne), 2007

Humphreys, Laud
Le commerce des pissotières : pratiques homosexuelles anonymes dans l’Amérique des années 1960 /
Postface et traduction de Henri Peretz - Préface de Eric Fassin
La Découverte
(Textes à l’appui. Genre et sexualité), 2007


Avec :
Eric Fassin
Sociologue, ENS

Baptiste Coulmont
Maître de conférences, Université Paris 8

Jean-François Laé
Professeur de sociologie, Université Paris 8

Henri Peretz
Maître de conférences, Université Paris 8

Concours poésie 2007

Le printemps revient et la poésie vous démange ?
Détournez, transposez notre sélection de poèmes d’amour.
Pétrissez les mots, forgez les rimes, farcissez les vers...
Faites-en du rap, du verlan, des SMS et des textos ...
Créez hyperliens et e-poésie...
Sautez à pieds joints par dessus les frontières :
Amusez-vous, étonnez-nous !

A l’occasion du Printemps des Poètes, participez à notre jeu-concours de traduction de poèmes, en partenariat avec le master professionnel de traduction (T3L).

Du 5 au 26 mars, déposez vos traductions (à votre nom ou sous pseudo) soit dans la Boîte à Poèmes (hall de la Bibliothèque) soit par courrier électronique à poemes2007@univ-paris8.fr

Notre jury fera la sélection des meilleures traductions qui seront affichées à la Bibliothèque ainsi que sur le site de T3L.

signaler : l’organisation d’un colloque international e-poetry à Paris 8 du 20 au 23 mai 2007

Vous pouvez télécharger ici notre sélection de poèmes d’amour en allemand, anglais, espagnol, français, italien et portugais : vous pouvez traduire vers toutes ces langues !

Résultats

La délibération du jury a distingué les traductions ou adaptations suivantes :

1. Vico pour son adaptation de Philippe Jaccottet.
2. Suzanne Bray pour sa traduction de Georg Trakl.
3. Axelle Scholler pour sa traduction / adaptation de Anne Sexton.
4. Lydia Amokrane pour sa traduction de Pablo Neruda.

Une mention spéciale « prix noob » a été attribuée, pour son travail de transposition de Jaccottet dans l’univers des gamers, à Susmab.

Les traductions précédées des textes originaux sont d’ores et déjà consultables sur le site de T3L (Master professionnel de traduction). Elles sont actuellement affichées dans la bibliothèque.

Du 8 au 27 janvier 2007

Exposition

Le Portugal
Paroles de la Terre

Depuis des temps immémoriaux l’homme a appris à « lire » le paysage :
Il a deviné le temps dans la forme des nuages et dans la couleur de la mer, il a suivit la trace du gibier, il a sondé la richesse des sols, il a cherché des endroits propices à se fixer. Encore aujourd’hui le paysage nous apprend à déchiffrer ses signes : les couleurs des saisons de l’année en Alentejo, l’effort humain qui a façonné les terrasses dans le Douro, les cultures de chaque région, la pierre, le type de peuplement, les usages communautaires, les instruments agricoles, les habits de travail et de fête, la croissance urbaine. C’est à cause de cela qu’on dit que le paysage est un livre ouvert.

La littérature est une autre forme de paysage.
Mais ce n’est pas pour cela que la vraie géographie lui est indifférente. Beaucoup de nos auteurs ont écrit sur le Portugal, et ont recréé dans leurs œuvres une géographie littéraire aussi coloriée et variée que l’autre. C’est le cas par exemple, de Camilo Castelo Branco qui, même s’il est né à Lisbonne, peint comme aucun autre le paysage physique et humain de Minho et de Trás-os-Montes. En certains cas le profil de l’auteur finit par se confondre avec celui de la région d’origine. Le style de Teixeira de Pascoaes est austère comme les rochers escarpés de Marão ; Aquilino Ribeiro est, comme a dit Óscar Lopes, « l’épique en prose de Beira » ; les vers de Florbela sont ardents et altérés comme les plaines d’Alentejo ; l’œuvre de Vitorino Nemésio, insulaire et cosmopolite, est traversé par les mythes de l’île perdue et de la terre promise.
C’est de ces contrastes que cette exposition prétend parler – au travers des images et des mots. Si divers que le nord et le sud, les montagnes et les plaines, le littoral et l’intérieur, c’est le portrait du Portugal que chaque auteur nous a laissé – bucolique, sarcastique, nostalgique ou visionnaire.
En lisant les écrivains portugais, découvrez dans leurs livres l’autre paysage du pays.

Clara Rocha

 

"Les Mathématiques dans la cité"
"Croiser le fer"

Débat avec les auteurs
jeudi 18 janvier (18h-19h)
Salle de la Recherche

Lorsque les historiens des sciences nous font prendre conscience que les scientifiques ne sont pas des êtres singuliers qui tel Thalès, la tête dans le ciel des Idées, tombe dans un trou, mais des hommes engagés dans le monde qui mènent une activité éminement sociale.

Marie-José Durand-Richard et Pascal Brioist présenteront les deux ouvrages suivants. Une discussion avec le public suivra.

Les Mathématiques dans la cité, dir. Marie-José Durand-Richard, Presses universitaires de Vincennes, 2006.
"Quelle part prennent les sciences et les techniques dans les événements qui façonnent une culture ? Comment, et avec quels effets les contingences de l’histoire atteignent-elles la sphère scientifique ? L’enseignement en général – celui des sciences en particulier – ignore bien souvent ces questions.
Elles sont ici posées à propos des mathématiques. Interroger leur place dans la cité, c’est observer la trame d’échanges, d’influences, de déterminations qui se tisse entre la science, la politique et l’économie. C’est mettre à jour le rôle médiateur du travail théorique. C’est enfin restituer à l’histoire des sciences sa place à l’intersection des différents champs de la culture, et ans le dialogue entre ses acteurs."

Croiser le fer, Pascal Brioist, Hervé Drévillon, Pierre Serna, Champ Vallon, 1992

"Bayard, d'Artagnan, le chevalier d'Éon ; ces figures de bretteurs racontent des histoires différentes, mais néanmoins reliées entre elles par le fil d'une lame. Le chevalier, le duelliste et l'escrimeur sont autant d'archétypes qui révèlent qu'à l'époque moderne l'épée est une culture. Ce livre entreprend d'en explorer tous les aspects : du geste de l'escrimeur aux valeurs qui lui sont associées. C'est en effet à partir de la Renaissance que les techniques de l'escrime deviennent un art guidé par des principes savants et moraux. Tous les savoirs du temps: physique aristotélicienne, mathématique euclidienne, physiologie galénique sont alors convoqués pour réduire en art l'effroyable complexité de gestes composés qui, en quelque minutes à peine, font passer de la vie au trépas. Il ne faudrait, en effet pas oublier que l'art de vivre l'épée à la main reste, de part en part, un art de tuer. S'il est souvent admis que la violence est le contraire de la civilisation, on découvre que l'escrime et ses pratiques meurtrières alimentent une véritable civilisation de la violence, c'est-à-dire une culture, un art, un savoir mis au service de l'homicide. Oublions un instant le roman de cape et d'épée et ses duellistes aimables et bavards pour considérer la brutalité de ceux qui, dans le silence des petits matins, règlent leur compte l'arme à la main par un art de tirer informé par les mathématiques. L'époque moderne se révèle alors sous un autre jour, grâce à l'archéologie du geste de l'escrimeur, restitué dans toute sa technicité, dans toute sa férocité. L'analyse des valeurs impliquées dans cet art permet aussi de suivre l'évolution des idéaux de la noblesse qui fait de l'épée le vecteur de son identité."

 

2006

Automne 2006

Danse filmée, films dansés

> Une sélection de films à consulter à la bibliothèque

Une mise en parallèle des démarches chorégraphiques et cinématographiques à travers une sélection de films en deux volets :

• un volet documentaire intitulé « danse filmée », où le regard de documentaristes s’attache à restituer le mouvement dansé ;

• un volet expérimental intitulé « films dansés », à travers une sélection de films chorégraphiques, véritables symbioses entre la danse et le cinéma.


Programme

1. Somewhere in between de Pierre Coulibeuf d'après une chorégraphie originale de Meg Stuart, 70 min, 2004, France, Belgique.

Synopsis :
Un film-portrait expérimental qui transpose en fiction la recherche de la chorégraphe Meg Stuart.
Pour le film, Meg Stuart recrée les comportements et gestes d’individus dans la vie de tous les jours : les attitudes étranges ou inhabituelles d’un couple de marginaux, de deux filles dans leur appartement, d’un couple dans une maison à moitié détruite, d’une fille dans un parking souterrain, d’une autre fille qui veut s’installer en Suisse et vit des expériences plus ou moins traumatisantes... Somewhere in between se situe à la frontière de l’humour et de la gravité. Les imaginations de la chorégraphe ont inspiré à Pierre Coulibeuf un récit filmique discontinu, comme une projection mentale.

Séance :
Jeudi 16 novembre à 20h30 au cinéma L'Ecran, 14 passage de l’aqueduc 93200 Saint-Denis.
En présence du réalisateur (tarif unique 4 euros).


2. Maisons à habiter, de Léna Massiani réalisé par Isabelle Leparcq, 15 min, 2006, France.

Séance :
Jeudi 30 novembre à 16h.
Bibliothèque de l’Université Paris 8, salle de la formation
En présence des auteurs (accès libre).


3. Quatre court-métrages de vidéo-danse présentés par l'association Image et création à Paris 8, 2006, France.

Ces vidéos abordent de multiples façons l’image de la danse : du mouvement au flux, du corps de l’autre à la gestion de l’espace, d’un point de vue social, critique ou inventif. Tous ces regards sont parfois drôles, souvent touchants, toujours troublants.

• Trouble de Laura Morsch, 10 min, 2006
• Les deux gigantesques de Angela Paez-Ruiz, 8 min, 2005
• OHM de Gwénaëlle Plédran, 5 min 50, 2006
• Disperse / Répétitions de Hortense Soichet, 8 min, 2005

Tout le mois de novembre.
Bibliothèque de l'Université Paris 8, hall d'accueil (accès libre).


4. Les disparates [sous réserve] de César Vayssié d’après une chorégraphie originale de Boris Charmatz et Dimitri Chamblas, 22 min, 1999, France.

Université Paris 8.


5. Sélection de films du fonds présentée en salle audiovisuelle avec une documentation imprimée.

Tout le mois de novembre.
Bibliothèque de l'Université Paris 8, salle audiovisuelle (accès libre).

6. Films documentaires du département cinéma de Paris 8 (hors thématique).

Henri-François Imbert et Claude Bailblé, enseignants à l’Université Paris 8, présentent. un programme de court-métrages documentaires d'étudiants de Licence et du Master pratique Réalisation et création audiovisuelle.

Durée du programme : 2 heures. Année de réalisation : 2005/2006.

Séance :
Mardi 21 novembre de 15h à 18h.
Université Paris 8, Amphi Y.
Les étudiants réalisateurs seront présents pour répondre aux questions du public (accès libre).

Lieux de diffusion :

Bibliothèque de l’Université Paris 8
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis cedex
Accès : Métro ligne 13, Saint-Denis Université

Le cinéma « L’Écran »
14, passage de l’Aqueduc
93200 Saint-Denis
Accès : Métro ligne 13, Basilique de Saint-Denis

 

Juin-juillet 2006

Du 17 juin au 28 juillet 2006

Bienvenu Mvuezolo Vozo

Liberté d’expression
Art et Handicap
Peintures

Bibliothèque de l'Université Paris 8 - Entrée libre

 

 

Du 3 au 10 juillet 2006

Centre culturel international de Cerisy

Regards croisés :

Camille Claudel
sa vie, son oeuvre

Programme conçu par
Silke Schauder
Maître de conférences à l´IED-Université Paris 8
Psychologue clinicienne, art-thérapeute,
membre de la S.F.P.E. et de la S.F.P.

Programme complet et inscription

Le Centre culturel international de Cerisy

Juin 2006

Le 21 juin 2006

La bibliothèque de l'Université de Paris 8 et l'association Hélikon
organisent
une

TABLE RONDE
SUR L'EDITION INDEPENDANTE ET LES UNIVERSITES

17H00
Salle de la Recherche


Participeront à cette table ronde :

Pour l'Association Hélikon : Christian Doumet (président de
l'association)
Pour la bibliothèque de Paris 8 : Olivier Fressard
(co-responsable de la politique documentaire), Françoise Marsaud
(Responsable de la section art, et en particulier du fonds de livres
d'artistes de la bibliothèque)
Les éditeurs : De Bocard, Kliencksieck, Champion

Mai 2006

Conférence :

Sans client, pas de prostitué(e)
Conférence sur le client de personnes prostituées

Mardi 30 mai 2006, 14h
Bibliothèque
Salle de la Recherche

En partenariat avec la Fondation Scelles

Avec la participation de Yannick Ripa ( Paris VIII), Françoise Duroux (Paris VIII), Saïd Bouamana ('IFAR), Jean-Marc Auguin (Intermède, Amicale du Nid), Bernard Rouverand (Fondation Scelles).

Plus d'infos...

Expositions :

 

Champ de bataille
traversée des frontières
Photo-peintures de Gaby David

Du 02 au 05 mai 2006
à la galerie A033 de l'Université

Tout le mois de mai
à la bibliothèque

Entrée libre


Plus d'infos...

 

Regards de femmes.
Du 06 au 23 mars
peintures de Eddy ABIMBI

Le vêtement comme monde,
La photographie son poète
du 20 mars au 03 avril
Vêtements et photgraphies de Karima SFIHI

Exposition sélectionnée dans le cadre du festival artistique étudiant "Ici et demain"

"Université ouverte" :

Dans le cadre de la semaine "Université ouverte" décidée par le conseil d'administration de l'Université du 17 mars 2006, la bibliothèque vous propose une sélection de documents et une revue de presse française et internationale sur le thème de la précarité et de l'emploi des jeunes, alimentée quotidiennement, et consultable par tous dans le hall d'accueil.

 

ATTENTION !

la rencontre avec

Anne ALVARO,
Magali MONTOYA
et Sylvie PASCAUD

à propos du Marin
de Fernando Pessoa

mis en scène par
Alain Ollivier
Théâtre Gérard Philipe
de Saint-Denis
27 février - 09 avril

prévue pour
le 21 mars 2006

est reportée

plus d'infos...

 

Journée portes ouvertes : 15 mars 2006

La bibliothèque participe à la journée portes ouverte organisée par l'Université et coordonnée par le SCUIO à l'attention des élèves de terminale.


La Bibliothèque sera ouverte à tous, y compris aux mineurs, de 13 heures à 18 heures. Aucun justificatif ne sera réclamé au contrôle d’accès.


Des visites de la Bibliothèque seront organisées aux horaires suivants : 15h ; 15h30 ; 16h ; 16h30, 17h et 17h30


Au cours de ces visites, les bibliothécaires insisteront sur le rôle de la documentation et des bibliothèques dans le cadre des études universitaires.




EXPOSITION

"Je est un autre"
exposition
de travaux d'étudiants
de M. Rui Alberto


du 03 au 28 janvier 2006

Travaux d'étudiants
sur le thème
"Je est un autre"
réalisés suite à des visites
aux musées
Drapper et Guimet



EXPOSITION

Hijra :
les demi-femmes du Pakistan
Du 03 au 28 janvier 2006

photographies de Bruno Morandi
Conception : Erdenetul Baasanbat

 

 

Plus d'infos...

 

RENCONTRE AVEC
Yves ADLER

le 24 janvier 2006 à 13h
Salle de la Recherche

Dans le cadre de sa mise en scène de La Folie du Jour de Maurice Blanchot
au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis
(18 janvier - 05 février 2006)

plus d'infos...

   

 

RENCONTRE AVEC ROGER PLANCHON
le 12 janvier 2006 à 16h
Salle de la Recherche

Dans le cadre de sa mise en scène du Génie de la forêt de Tchékhov au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis (11 -29 janvier 2006)

plus d'infos...

 

2005

Des potagers pour les Archives

Exposition de photographies de Sophie Garcia
Du 21 novembre au 16 décembre 2005

Hall d'accueil de la bibliothèque
Entrée libre

En Seine-Saint-Denis, à la sortie du métro au pied de l’université Paris 8, existe un lieu où le temps reste rythmé par les cultures : les Tartres.
Des friches naturelles, de nombreux jardins ouvriers, le dernier espace maraîcher d’Ile de France en activité depuis le 19°siècle : ce site est un témoignage de l’histoire des banlieues mais aussi le seul coin de nature dont peuvent profiter les habitants du secteur.

Bientôt les Archives Nationales s’installeront sur une partie des Tartres, détruisant plus de soixante jardins ainsi qu’un terrain cultivé.

Ces photographies font suite à une année de rencontres avec les jardiniers concernés par l’arrivée des Archives, et les travailleuses agricoles employées par le dernier cultivateur de Saint-Denis.

Le Mois du Film Documentaire :

Dans le cadre du mois du film documentaire, et en partenariat avec le cinéma l'Ecran de Saint-Denis, la bibliothèque de Paris 8 vous propose :

Deux projections – débat sur grand écran :

Le mercredi 30 novembre à 20h, au cinéma l’Ecran de Saint-Denis :
Projection en sa présence du dernier film d’Avi MOgrabi, Pour un seul de mes deux yeux (Avenge but one of my two eyes). Israel/France, 2005.
La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur.
4 €

Le jeudi 1er décembre 2005, à 20h, au cinéma l’Ecran de Saint-Denis :
projection du film de Thierry Maisonnave, Un été en Palestine, 2004
La projection sera suivie d'un débat en présence de Tarek Arar, doctorant à l'Institut Français de Géopolitique et d'Isabelle Feuerstoss, étudiante à l'Institut Français de Géopolitique.
4 €

Cinéma l’Ecran de Saint-Denis
14, passage de l’Aqueduc
93200 SAINT DENIS
Métro Basilique de Saint Denis (Ligne 13)
Renseignements 01 49 33 66 88
Réservations scolaires 01 49 33 63 73
http://www.lecranstdenis.org

Une sélection de film sur Israel - Palestine à consulter à l'espace audiovisuel de la bibliothèque :

Benchetrit, David, dir. Le voile et l'exil [Images animées] / David Benchetrit, réal. ; Elias Taissir, mus. [Paris] : [Ministère de la culture, Direction du livre et de la lecture] , [1992]. 1 cass. vidéo (VHS) (1 h 26 min) : coul. avec séquences n. et b. (SECAM), sonore
cote : 2408AVV

Dubosc, Dominique (19..-....), dir. Palestine Palestine [Images animées] / Dominique Dubosc, réal. [Paris] : Médiathèque des 3 mondes [éd., distrib.], 2002. 1 DVD (1 h 15 min) : coul. (PAL), sonore + 1 brochure "Questions sur les Palestiniens" (63 p.)
Cote : 369DVD

Gitai, Amos. Au pays des oranges [Enregistrement video] : conflit et réconciliation / un film de Amos Gitai. [s.l.] : Agav Films : La Sept-Arte : K films video, 1994. 1 VIDEOCASSETTE [VHS] (85 mn) : coul., SECAM
1403AVV

Gitai, Amos (1950-....), dir. Paroles d'écrivains [Images animées] : culture de l'est méditerranéen / un film d'Amos Gitai ; musique Simon Stockhausen. [S.l.] : Agav films ; Paris : la Sept/Arte : K films vidéo , c1994. [S.l.] : Agav films ; Paris : la Sept/Arte : K films vidéo , c1994. 1 vidéocassette (41 min) : coul., SECAM ; 1/2 pouce VHS
Cote : 1512AVV

Israël et les Arabes [Images animées] : la guerre de cinquante ans / un film de Norma Percy. Paris : La Sept Vidéo [éd., distrib.], 1998. 2 vidéocassettes (VHS) (2 h 30 min) (2 h 30 min) : coul. (SECAM), sonore
Cote : 1101/1AVV

Maisonnave, Thierry, dir., scénariste. Un été en Palestine [Images animées] / Thierry Maisonnave, réalisateur, commentateur ; Philippe Lebret, Pascale Bodet, commentateurs ; Bernard Lepallec, musique ; Eric Caravaca, Pierre Borker, voix. [Paris] : ADAV [éd., distrib.], [2004] 1 DVD (55 min) : coul. (PAL), sonore.
Cote : 553DVD

Bibliothèque de l’Université de Paris 8
2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis Cedex
Métro Ligne 13 : arrêt Saint-Denis Université
Infos : 01.49.40.69.48/49
mloire@univ-paris8.fr
tkiefer@univ-paris8.fr

Exposition Gabriela GUSMAO PEREIRA

Du 07 au 11 novembre 2005
Bibliothèque de l'Université de Paris 8
Galerie de l'Université de Paris 8
Entrée libre

Gabriela Gusmão Pereira réalise des témoignages de ceux et celles qui, tout en vivant dans les rues de Rio, exercent l’art de survivre dans des conditions précaires. Cette semaine se veut être une réflexion sur les manières de faire entendre ceux qui ne sont jamais ni vus, ni entendus, sur le statut du document, sur le lien entre art et ethnographie.

Présentation du travail photographique et vidéo de Gabriela Gusmao

Gabriela Gusmão enregistre des traces matérielles de ceux qui vivent dans la rue. Écouter la radio avec des haut-parleurs, dresser une table avec une nappe, sont des façons de survivre. Ces actions et ces objets témoignent d’une culture urbaine, d’une survie psychique et environnementale et conduisent au développement de projets et de solutions à partir d’éléments rencontrés dans « le chaos des rues ». Gabriela nous invite à devenir, à notre tour, témoin (et non pas spectateur ou observateur).

Galerie du département d’arts plastiques et Bibliothèque
Université de Paris 8 à Saint-Denis
2, rue de la liberté – 93200 Saint-Denis
Métro : ligne 13, station Saint-Denis Université

Vernissage le mardi 8 novembre à la galerie de 17 h à 18 h 30

 

Lectures

Lectures à partir des textes d’entretiens réalisés par Gabriela Gusmão Pereira. Il s’agit d’entretiens avec des habitants de la rue à Rio, des vendeurs ambulants. La lecture n’aura lieu qu’une fois, ce n’est pas un spectacle, mais plutôt un événement, un moment de rencontres autour de ces entretiens.

Avec la participation de :
Laurence Causse, José Chabel, Alexandre Corazza, Corentin Harlé, Jean-Yves Lemoing, Guillaume Stevens, Johanna Mauguen, Matthieu Mauguen.

Le mardi 8 novembre à 15 heures
Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis
Salle Jean Marie Serreau

59, boulevard Jules Guesde – 93200 Saint-Denis
Métro : ligne 13, station Saint-Denis Basilique ou RER D direction Orry-la-ville, station Saint-Denis.

 

Paroles

À partir du travail de Gabriela Gusmão, un moment de rencontres et d’échanges avec des intervenants venus de différentes disciplines (socio-économie, écologie humaine, psychanalyse) sur la question de l’autre et celle du développement urbain. Il s’agit de s’interroger sur les conditions de vie des plus pauvres dans les grandes villes, ici à partir d’autres champs épistémologiques et pratiques. La question se trouve posée de savoir comment des solutions originales sont inventées.


Germain Angel
Consultant en coopération internationale pour le développement rural et urbain, pour le compte de divers organismes internationaux de financement et d’aide au développement.

« La Réhabilitation des quartiers informels (“favelas”) au Brésil »
Exemple de réhabilitation urbaine à Santo André (banlieue de São Paulo) et Rio de Janeiro. Au centre, la participation active de la population concernée et l’application de la notion de « budget participatif ».


Alexandre Corazza
Italo-brésilien, né à Sao Paulo. Designer, prépare actuellement une étude en écologie humaine et appliquée à l’Université de Paris 8 sur la place du design dans l’action des ONG présentes dans la protection de la forêt amazonienne.

Les Machines de guerre contre les appareils de capture : Analyse du projet de Chris Dercon et Nelson Brisac édité par Arte Cidades – cesc – São Paulo, 2002 sur la question de l’occupation de l’espace urbain, d’une ville comme São Paulo, en vue de la confrontation entre une population nomade et déshéritée et l’appareil d’État associé au système financier international.


Natalia Mascarenhas
Psychanalyste d’origine brésilienne, praticienne hospitalier en psychiatrie. Thèse de doctorat, Les jouissances et leurs destins, 2002.

Cette intervention abordera le sujet de la créativité comme étant l’alternative « la plus heureuse » pour faire face aux situations de précarité et d’exclusion, avec comme perspective la formation de la personnalité (dans le sens de la structuration du sujet) selon les dimensions de l’identification à l’Autre. Le sujet du métissage est également une des composantes qui permettrait cette « issue heureuse » face à la violence dictée par la radicale inégalité sociale.

Mardi 8 novembre à 18H30
Bibliothèque de Paris 8
salle de la Recherche

2, rue de la Liberté
93526 Saint-Denis

 

 

JOURNEE D’ETUDES
« L’ARTISTE COMME ETHNOGRAPHE »
Le 10 novembre 2005
Maison de l’Amérique latine
217 boulevard Saint-Germain – 75007 Paris

Nous reprenons le titre de cette journée d’étude à un article de Hal Foster . À partir des photographies de Gabriela Gusmão, nous essayerons de nous questionner sur le courant ethnographique de l’art contemporain. L’artiste dans une distance critique à l’égard de l’inventivité et de la subjectivité artistique manifeste un souci de véridicité dans son approche descriptive. La question du rapport entre art et document est traitée dans le cadre de l’artiste comme ethnographe.

Claire Fagnart
Théoricienne de l’art. Enseignante à Paris 8
Présentation de la séance de travail du matin. Modérateur.


Gabriela Gusmão
Artiste.

Rua dos Inventos est un projet qui témoigne de mécanismes et stratégies de survie au quotidien, dans les grandes villes, par ceux qui vivent et travaillent dans les rues. Dans des conditions adverses, apparaissent des objets dessinant une évidente culture matérielle urbaine contemporaine. Les documents visuels et audiovisuels ne prétendent pas au statut de travail anthropologique, bien qu’ils se situent à la frontière de l’ethnographie. Ils délimitent – sans s’y limiter – un regard d’artiste.


Jean-Claude Moineau
Théoricien de l’art. Enseignant à Paris 8.

« L’artiste et ses “modèles” »
« Modèles » sera pris ici au sens non de ceux que fait poser l’artiste (pour le prix, comme le signifient les travaux de Philip-Lorca di Corcia et de Santiago Sierra, d’une passe) mais de paradigmes que, à un certain moment de l’histoire de l’art, peut être amené à se donner l’artiste issus de disciplines extra-artistiques — à commencer par le modèle de « l’artiste comme ethnographe » — afin, sans doute, de chercher à juguler une certaine crise de l’art.


Virginia Whiles
Historienne de l’art, enseignante au College of Art and Design de Londres, commissaire d’expositions et doctorante en anthropologie sociale.

À partir de ses séminaires aux Beaux Arts de Chelsea à Londres, Virginia Whiles abordera deux questions :
1) En quoi certaines théories anthropologiques peuvent-elles conduire l'artiste à une approche critique mieux insérée dans son contexte social ?
2) Est-il possible d’adapter certaines pratiques ethnographiques aux pratiques artistiques ? Ici la question sera abordée en relation avec un travail de groupe s’interrogeant de manière spécifique sur les notions d’« observation/participation ».


Maria Ivens
Théoricienne de l’art.
Présentation de la séance de travail de l’après-midi. Modérateur.


Hélène Hourmat
Artiste.

Deux générations de femmes ont conté, en deux langues, l'arabe et le français. C'était ma grand-mère, ce sont ma mère et ma tante. Mon père, lui, a photographié. Cette complicité familiale, ce déplacement de part et d'autre du Détroit de Gibraltar, ont tissé une incessante interrogation autour de la double identité d’où a émergé la nécessité progressive de constituer un corpus d'images. Ce fut tout d'abord l'exploration de l'album de famille franco-marocain qui m'amena très vite à questionner la complexité du colonialisme, à travers des documents divers, en particulier une collection de cartes postales produites et diffusées pendant la période coloniale française qui véhiculaient les représentations stéréotypées de femmes classifiées par « type ethnique », Arabes, Berbères, Juives, Africaines. Fragmentés, agrandis, recadrés, ces documents sont réorganisés à l'intérieur de grands murs d'images, combinant l'emploi du dessin, de la photographie, de la photocopie, du jet d'encre.


Sophie Gravereau
Enseignante en ethnologie à l’Université de Paris 1 et doctorante en sociologie urbaine à l’EHESS.

L’ethnographie cherche avant tout à comprendre la réalité sociale, en rapprochant le lointain, en rendant familier l’étranger. Parce que l’ethnographe s’astreint à un long travail d’observation et de description, il met au jour la complexité des pratiques sociales les plus courantes, celles qui finissent par passer inaperçues. Mon propos sera, dans un premier temps, d’exposer ce que représente le travail d’un ethnographe au quotidien, ses méthodes, ses outils. Dans un deuxième temps, je développerai mon travail d’ethnographe depuis deux ans parmi les artistes : les regards réciproques, l’analyse des pratiques artistiques comme miroir des pratiques de l’ethnographe ainsi que la complexité des rôles des artistes (et de l’ethnographe) dans la réalité sociale.

 


Cette semaine est organisée par Maria Ivens, Claire Fagnart
et Véronique Delannay .

Pour les lectures et les conférences, il est préférable de s’inscrire à l’adresse suivante : paroles@univ-paris8.fr

Plusieurs évènements vous sont proposés dans le cadre de l'année du Brésil, programmation OFF, par la bibliothèque universitaire de Paris 8, tout au long de l'automne 2005 :
Pour le programme complet, cliquez ici

COLETIVAÇAÕES/COLLECTIFS’ACTIONS
Du 1er au 15 octobre 2005

Le 1er octobre 2005 : ART PARADE dans la nuit blanche :
marche performance de Belleville à Bastille avec les collectifs d’artistes des ateliers de Belleville et des collectifs d’artistes brésiliens.
Rassemblement à partir de 20h à la Forge de Belleville, 23, rue Ramponeau
Départ de la marche vers 22h
Parcours complet détaillé : www.ateliers-artistes-belleville.org

Du 03 au 15 octobre : EXPOSITION COLETIVAÇAÕES/COLLECTIF’ACTIONS
Exposition documentaire

Le 11 octobre : FORUM : COLLECTIFS D’ARTISTES : ORGANISATIONS, ACTIONS
Forum débat

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PRESERVATION ET MEMOIRE : RENCONTRES AVEC LE GROUPE UROBOROS
Le 6 et le 10 octobre

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EXPOSITION GABRIELA GUSMO PEREIRA
Du 07 au 19 novembre

 

 

 

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Pressentiment d'histoires : exposition photographique et vidéo

Photographies de Lucie Jean
Film documentaire d'Olga Widmer

En mai 2004, Lucie Jean et Olga Vidmer ont chacune de leur côté, et sans se connaître, photographié ou filmé des specteteurs qui navigaient dans l’espace son/vidéo de la Bpi. Des raisons différentes les avaient amené dans ce lieu. C’est de leur rencontre qu’est né ce projet d’exposition/projection vidéo qui présnete les photos de Lucie Jean et le film d’Olga Widmer

Du 17 au 29 octobre 2005
Hall de la bibliothèque
Entrée libre

 

Photo-sensibles

 

Exposition de photographies
du 04 au 25 juillet 2005
Bibliothèque
Entrée libre

Portraits de et par les élèves du cours de photographie numérique de Céline Dubocq-Kampen dispensé à Nord-Ouest - Espace de socialisation : Abdel, Ahmed, Assetou, Barry, Boubou, Bruno, Choukry, Dado, Fatouma, Junior, Karim, MOdy, MOnsef, Moussa, Rosine, Nadège, Soumya, Yaya, et les autres...

 

 

 

Exposition d'aquarelles de Luisa Gibellini
Une proposition de Manuela Bonetti

Du 13 au 25 juin 2005
Bibliothèque
Entrée libre

 

« Parigi, Marzo 2005

Cara Luisa,

Sono qui da qualche mesi, ormai. Com’è Parigi ?
E’ una bella città, certo, non potrei dire altrimenti !
Ma « bella » è la città da cartolina, la Parigi da vedere… quella di tutti i giorni, la mia casa, la strada, la Metro, l’Università… La Parigi che vivi, insomma, è un altra cosa ! … sempre di corsa, sottoterra… da uno spazio chiuzo all’atro …

… a proposito della vita in città mi vengono in mente i versi (riguardanti’ Milano) della poesia « Via Scarlatti » di Vittorio Sereni : « ma i volti, i volti non so dire,
Ombra più ombra di fatica e d’ira… »


Mi manca tanto il sole ! Ho bisogna di luce e spazi aperti, di orizzonti lontani !!!

Allora, cara Luisa, dove mi porti questa volta ?

Ciao, con affetto

Manuela »

« Paris, mars 2005
Chère Luisa,

Je suis ici depuis quelques mois, maintenant.
Comment je trouve Paris ?
C’est une belle ville, bien sûr, je ne pourrais pas dire le contraire !
Mais c’est la ville de carte postale, qui est belle, celle que l’on visite…
Celle de tous les jours, ma maison, la rue, le métro, l’université, … Le Paris dans lequel tu vis, en sommes, c’est autre chose ! … Toujours à courir, toujours sous terre… d’un espace fermé à l’autre …

… A propos de la vie en ville, me viennent à l’esprit ces vers (sur Milan, cette fois) du poème « via Scarlatti » de Vittorio Sereni :
« Mais les visages, les visages, je ne sais comment dire,
Ombre sur ombre, de fatigue et de colère… »

Le soleil me manque tant ! J’ai besoin de lumière et d’espaces ouverts, d’horizons lointains !!!

Alors, chère Luisa, où m’emmènes-tu cette fois-ci ?

Affectueusement,

Manuela »

Exposition : "60 pages à écrire,...
Démarches d'apprenti-sage"

Du 16 mai au 4 juin 2005
Bibliothèque
Entrée libre

 

Exposition des travaux
d’une artiste vénézuélienne,
Mercedes Madriz, par ailleurs
étudiante en maîtrise d’arts
plastiques à Paris 8.

Cet évènement se présente comme une sorte d’installation picturale liant le texte à l’image sur le thème de l’écriture. Rédiger une maîtrise, implique, comme pour tout autre texte, d’accorder de l’importance à l’expression écrite qui fait partie intégrante du résultat. Le processus de construction d’un texte confronte cette artiste à une difficulté à écrire dans une langue qui n’est pas sa langue maternelle. Ecrire un mot, une annotation, une phrase renvoie à des images, à une narration pour lesquels, dans la vie courante, elle est souvent appelée à utiliser d’autres moyens de communication. De plus, la discipline des arts plastiques, appelle un aller retour permanent entre la théorie et la pratique, entre la recherche de documentation, l’élaboration intellectuelle, l’écriture et la création picturale.
Ce sont ces rapports multiformes entre théorie et pratique qu’implique le travail universitaire, cet apprentissage et ses difficultés que ce travail tente de traduire en images et en textes.

Les auteurs des PUV à la BU : Le théâtre au plus près pour André Venstein

Jeudi 2 juin 2005, 17h00
Bibliothèque – Salle de formation
Entrée libre

Présentation du livre Le théâtre au plus près pour Andre Venstein. Sous la direction de Jean-Marie Thomasseau, Presses Universitaires de Vincennes, 2005.

 

Présentation en deux parties :

- Lecture de textes d'André Venstein par quatre étudiants du département Théâtre de Paris 8

- Projection d'un entretien d'André Veinstein et de Gordon Craig

 

Les auteurs des PUV à la BU : La juste Mesure

Jeudi 26 mai 2005, 16h30
Bibliothèque – Salle de la Recherche
Entrée libre

Présentation-débat autour du livre La Juste Mesure : Quantifier, évaluer, mesurer entre Orient et Occident (VIIIe-XVIIIe siècle). Sous la direction de Laurence Moulinier, Line Sallmann, Catherine Verna, Nicolas Weil-Parot. Saint-Denis, Presses Universitaires de Vincennes, 2005.

 

Mesurer juste ou à peu près - l'acte peut avoir été dicté par des impératifs pratiques, des contingences matérielles ou encore des considérations politiques et avoir des incidences qui ne le sont pas moins.Ce sont les multiples relations qui se nouent autour de cet acte simple et quotidien, opéré dans les sphères les plus variées (médecine, travaux publics, commerce) à des époques et dans des espaces différents - de l'Europe latine au monde byzantin ; du monde musulman au Nouveau Monde - qui sont ici inventoriées, interrogées et discutées par des historiens qui en commentent les enjeux et en dégagent les implications épistémologiques.


Colloque : " Les Bibliothèques à l'ère du numérique :
nouveaux lieux ? nouveaux usages ? "

Organisé par le :

 

Le 12 mai 2005
Université Paris 8
Salle B106 (Batiment B, 1er étage)
Entrée libre sur réservation
Lire le programme

 

Lieu physique voué à exister également et simultanément de façon virtuelle, la bibliothèque universitaire se dématérialise au gré des propositions documentaires électroniques et de services en ligne qu'elle met à la disposition de ses usagers. Sa rencontre avec le numérique a manifestement bouleversé ses frontières physiques. Au delà des ressources numériques spécialisées qu'elle rend accessible, la bibliothèque universitaire se prolonge désormais dans les espaces électroniques des sites Web mondiaux qu'elle référence et organise thématiquement par l'entremise de son propre site Web.

A l'ère du numérique, au-delà de ses fonctions reconnues de conservation et de diffusion des connaissances, la bibliothèque universitaire se présente comme un trait d'union entre ce qu'elle a été, ce qu'elle est à l'heure de l'émergence de la société de l'Information, et ce qu'elle sera, une fois dépassés les bouleversements numériques qui touchent l'enseignement sous toutes ses formes.
Les enseignants-chercheurs et les étudiants constituent toujours le public privilégié de la bibliothèque universitaire et des professionnels qui y exercent, mais ils sont porteurs aujourd'hui de nouveaux comportements informationnels que le déploiement de l'Internet et la banalisation des services Web ont exacerbés. Ces comportements et les dérapages multiples qu'ils occasionnent impliquent pour la bibliothèque et les bibliothècaires de trouver un équilibre entre l'utilisation usuelle des technologies du numérique et les principes méthodologiques de la recherche et du traitement de l'information chez le travailleur intellectuel.
Cette journée d'étude sera consacrée en matinée, aux recherches menées sur ces questions depuis plus d'un et demi au sein de la bibliothèque de l'Université Paris 8 par le groupe de recherches "Document Numérique et Usages" en collaboration avec le personnel de la bibliothèque. L'après-midi permettra à des intervenants extérieurs d'ouvrir le débat.


Exposition dans le cadre du festival interculturel du CIVD (Photographies et peintures)

Du 11 au 15 avril 2005

Le CIVD, Centre Interculturel de Vincennes à Saint-Denis, est une association étudiante créée en 1984 qui a pour objectif d'aider les étudiants à réaliser des projets culturels montés par eux-mêmes. Il organise chaque année un festival interculturel sur l'Université. Dans ce cadre, une exposition de peintures et photographies d'artistes venus d'horizons culturels divers est organisée à la bibliothèque universitaire.



Exposition : Photographie et Accompagnement
Un regard sur l’accompagnement à la scolarité

Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV)
Du 4 au 8 avril 2005

Photographies réalisées par des élèves de primaires et collèges de Saint-Denis

L’AFEV est une association d’étudiants qui accompagnent 2h par semaine des élèves en difficultés scolaires.

Aujourd’hui, de nombreux étudiants interviennent dans les établissements scolaires afin de redonner goût à l’école et un sens au savoir aux élèves.

  Dans le cadre de sa campagne nationale
« Les Solidaires En Action », les élèves des écoles de Saint-Denis, Pierrefitte et Stains ont pris des prises de vue de leurs séances.

Exposition : libertés en exil

A l’occasion du printemps des poètes du 17 mars au 11 avril (programme au format pdf) et en collaboration avec le HCR (Délégation pour la France du Haut Commissariat pour les Réfugiés).

 
Exposition photographique sur les droits de l’homme et les réfugiés dans le monde.


Photographies de Henri Cartier-Bresson, Sebastiao Salgado, John Vink, David Seymour, Kaspar Gangler, Rayond Depardon, etc.

 

 

SOS Fac Paris 8 célèbre 20 ans de lutte antiraciste … 1984...2005

  Il y a vingt ans, quelques potes excédés par la multiplication de crimes racistes, de bavures policières et de l'ascension du Front National créent SOS Racisme et la fameuse petite main "Touche pas à mon Pote".

Ces trois dernières années, l'association s'est attelée à relancer les comités existant et à tenter l'expérience d'en bâtir de nouveaux, dans les universités.

Cette initiative a porté ses fruits. Les étudiants ont démontré leur attachement aux valeurs défendues par SOS Racisme, qu'elles concernent les crimes racistes, la discrimination raciale, la lutte contre les ghettos, l'égalité pour toutes et tous, les questions internationales...
SOS Racisme fête ces 20 ans, par de nombreuses actions culturelles; concert au Zénith en novembre denier et, à venir, des initiatives visant à promouvoir le métissage et la mixité sociale dans les facs (Festivals avec des artistes de rue, des musiciens, des comédiens amateurs...), une marche nationale du 9 mars 16 avril accompagnée à chaque ville étape de concerts, débats...

Dans le cadre de cet anniversaire et de la semaine de l’éducation contre le racisme, le Comité de l'université Paris 8 vous propose une rétrospective de 20 ans de lutte antiraciste du 14 au 26 mars 2005. L'occasion de vivre ou revivre, par des photos ou des affiches désormais "collector", de grands événements comme le concert de la Concorde de 1985, la marche des Beurs, les nombreuses manifs, et les actions du quotidien afin de constater ou découvrir les progrès faits et surtout, ceux qu'ils restent encore à accomplir pour gagner la bataille de l'antiracisme.
Elle se déroulera dans le hall de la bibliothèque universitaire de Paris 8.

Pour accompagnera l’exposition, le 21 mars 2005 à 14h un débat sur le thème des discriminations sera organisé.

 

 

Journée Portes ouvertes – Mercredi 16 mars 2005

Comme l’an passé, la Bibliothèque participera à la Journée Portes Ouvertes organisée par l’Université et coordonnée par le S.C.U.I.O, à l’attention des élèves de Terminale étudiants potentiels à Paris 8 en 2005-2006.

La Bibliothèque sera ouverte à tous, y compris aux mineurs, de 13 heures à 18 heures. Aucun justificatif ne sera réclamé au contrôle d’accès.

Des visites de la Bibliothèque seront organisées aux horaires suivants : 14h ; 14h30 ; 15h15 ; 16h et 16h30.

 

Dans le cadre du Printemps des poètes,

Projection du film Poetry in wartime de Rick King, USA, 2004 (74')
(VO)

Attention, projection reportée au :

8 mars 2005, 18h
Bibliothèque de Paris 8
Salle de formation
Entrée libre

Documentaire sur la guerre dans la poésie de l'Antiquité à nos jours. Interviews et échanges entre poètes contemporains du monde entier (Etats-Unis, Colombie, Angleterre, Nigeria, Irak, etc.) sur leur vision et leur expérience de la guerre
La projection sera suivie d'un débat avec des membres de l'association Voices in Wartime
Evènement organisé en collaboration avec le Département de Littérature anglaise de l'Université de Paris 8 (Mario Menendez, Margo Berdeshevsky)

Les auteurs des PUV à la BU, hors les murs : entre film et photographie

Vendredi 4 mars 2005, 20h
Cinéma l'Ecran de Saint-Denis
Entrée : 4 €

A l'occasion de la parution du livre de Barbara LE MAITRE,
Entre film et photographie, essai sur l'empreinte, Saint-Denis : Presses UNiversitaires de Vincennes, 2004,

    Approche psychanalytique du croisement cinéma/photographie dans certains films contemporains : l’enjeu de cet essai consiste à revenir sur l’empreinte lumineuse (le film ou la photographie) à partir de l’empreinte psychique, en explorant le lien établi par Freud entre le manque, le désir et l’empreinte.
Principaux films de référence :
- « Les Vacances du cinéaste », de Johan Van der Keuken ;
- « Calendar », d’Atom Egoyan ;
- « Les Photos d’Alix », de Jean Eustache.

Les Presses Universitaires de Vincennes, le Cinéma l'Ecran de Saint-Denis et la Bibliothèque de l'Université de Paris 8 sont heureux de vous convier à la projection des films

Les vacances du cinéaste de Johann van der Keuken et
Les photos d'Alix de Jean Eustache

Le vendredi 4 mars 2005 à 20 h au cinéma l'Ecran de Saint-Denis

La projection sera suivie d'un débat animé par Barbara Le Maître et Philippe Dubois, enseignants à l'Université de Paris 3

Cinéma L'Ecran de Saint-Denis
14, passage de l'Acqueduc
93 200 Saint-Denis

Dans le cadre des journées cinématographiques dionysiennes "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" - 5e édition : "sauvage innocence", mythes et réalités de la jeunesse au cinéma, du 2 au 8 février 2005 à L'Ecran de Saint-Denis :

Exposition "Fragments d'un futur : collégiens, lycéens et étudiants en Seine-Saint-Denis" par Luc Choquer

Du 31 janvier au 21 février 2005
Bibliothèque, hall d'accueil
Entrée libre

En organisant avec le photographe la mise en scène de son portrait, chacun des jeunes séquano-dionysiens rencontré par Luc Choquer a lui même contribué à composé son décor. Le « chez soi », « l’intérieur » qui est ainsi photographié submerge l’anecdote sociologique. La pose et les choses sont envahies par une intention que l’adolescence vit avec une urgence spécifique : se faire reconnaître. Au bout du compte, une petite foule fortement individualisée, un détachement de la jeunesse scolaire et universitaire de la Seine-Saint-Denis nous invite à comprendre cette humanité de l’entre deux siècles, dans sa diversité.

.

Le titre donné par Luc Choquer à la mission photographique qui lui a été confiée par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis en 1995 intègre ce travail sur la jeunesse dans un projet personnel plus vaste, celui de dresser un portrait du 21ème siècle naissant en parcourant la France. « Fragments d’un futur », parce que l’avenir des hommes est tout entier en eux mêmes, et que chacun d’entre eux, dans son irréductible singularité, constitue le seul espace où les termes génériques qui nous rassemblent – humanité, nations, famille… - prennent du sens

Portraits parlés - vidéo disponible à l'Espace audiovisuel de la bibliothèque

Le projet comporte également des « portraits parlés », filmés en vidéo qui viennent en résonance avec le travail photographique, donnant la parole aux personnes concernées. Ce travail intime, aigu, sensible, dépouillé nous fait traverser un peu plus la peau du portrait.

Prêt de la Collection publique départementale d’art contemporain de la Seine-Saint-Denis / Mission photographiques

Architecture en Seine Saint-Denis : Une bibliothèque, la bibliothèque de l'Université de Paris 8

Le 9 février 2005, 16h30
Bibliothèque, salle de la Recherche

Entrée Libre

Présentation du livre d'Agnès Paty, Une Bibliothèque : la bibliothèque de l'Université de Paris 8 à Saint-Denis. Pierre Riboulet, architecte, Bobigny, CAUE 93, Architecture à Lire en Seine Saint-Denis, 2004.

Ce livre publié fin 2004 par le Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de Seine Saint Denis (CAUE 93) est le premier d'une collection, "architectures à lire en Seine Saint-Denis" qui vise à faire découvrir le patrimoine architectural contemporain du département.

Il a été conçu par Agnès Paty, architecte et enseignante.

"La bibliothèque de Paris 8 est une des dernières oeuvres de Riboulet. Dans ce bâtiment remarquable se trouvent rassemblés et concrétisés les principes tant architecturaux qu'humains qui l’ont guidé au long de son existence. Issues du Mouvement moderne, la pensée et la démarche créatrice de ce grand architecte, sont aussi celles d'un humaniste. Sa recherche de la cohérence et de l'unité, son souci d'un accès démocratique au savoir, son attention à la qualité de l'architecture et des espaces qu'elle offre, témoignent non seulement d'un profond respect envers ses utilisateurs mais aussi de l'engagement social de l'architecture."

 

Exposition : Sous la terre... la vérité - Guatemala, novembre-décembre 2003.

Du 17 janvier au 31 janvier 2005
Bibliothèque
Entrée libre

Exposition de photographies de Miquel Dewever-Plan (agence VU) organisée en collaboration avec le Collectif Guatemala.

Le Collectif Guatemala est une association loi 1901 qui mène des actions de solidarité avec les organisations de défense des Droits de l’Homme au Guatemala depuis 1979. Il réalise des actions d’information et d’accompagnement en France et sur place.

Cette exposition propose un témoignage sur le génocide Maya perpétré durant la guerre civile au Guatemala entre 1955 et 1996 et sur les actions entreprises aujourd’hui pour faire respecter les accords de paix et juger les coupables. Ce reportage a été réalisé entre novembre et décembre 2003 dans le département du Quiché qui fut le plus touché par la violence militaire.

Parallèlement à l'exposition, des documentaires sur le Guatemala :

Pendant toute la durée de l'exposition, un documentaire sera mis à la disposition du public à l’espace audiovisuel de la bibliothèque : Les Trafficants de vérité de Grégory Lassale

Le 20 janvier, 20h00, au cinéma l’Ecran de Saint-Denis : Projection-débat autour du film Le Pays hanté, de Mary Ellen Davis (Guatemal/Canada 2002, 74 mn, VOSTF)

Les auteurs des PUV à la BU : la vie des revues dans le monde intellectuel contemporain

le 27 janvier 2005, 16h30
Bibliothèque. Salle de la Recherche
Entrée libre

présentation-débat autour du thème "la vie des revues dans le monde intellectuel contemporain.", à travers l'exemple des revues de Paris 8.

Intervenants : les comités de rédaction des revues :

- Extrême-Orient, Extrême-Occident
- Médiévales
- Recherches linguistiques de Vincennes
- Théorie, Littérature, Enseignement
- Humoresques
- Histoire, Epistémologie, Langage
- Littérature
- Romantisme
- Le Français Moderne
- Hérodote
- Po&sie
- Résonances
- Ailes
- Ethnopsy
- Banlieue, ville, lien social
- Média et information (Mei)
- La Recherche photographique
- Pratiques de formation
- Clio
- Translations
- Pandora
- Sémiotiques
- Sigila
- Revue Française d'études américaines
- L'Homme
- Sens public
- Ent'revues

- Rue Descartes
- Genesis

Le débat sera animé par Noëlle Batt, directrice de la revue TLE (Théorie Littérature Enseignement)

 

 

 

2004

Exposition Michel Foucault, une journée particulière : le 17 janvier 1972

Du 13 décembre 2004 au 17 janvier 2005
Bibliothèque
Entrée libre

Exposition de photographies d'Elie Kagan sur "une journée particulière" de mobilisation du G.I.P. (Groupement d'information sur les prisons), le 17 janvier 1972.

Présentation d'ouvrages et d'archives audiovisuelles mises à la disposition de la bibliothèque de Paris 8 par le Centre Foucault à l'occasion de cette exposition.

Colloque Autour de Michel Foucault

Jeudi 16 décembre et vendredi 17 décembre 2004
Université Paris 8 Vincennes
Amphi X

Entrée libre

 

> Programme et dossier de presse

Exposition : Suspendu entre ciel et terre, Baha Aboudaïa

Du 29 novembre au 31 décembre 2004
Hall de la bibliothèque
Entrée libre

La vidéo Gaza (5') de l'artiste peut être visionnée en salle audiovisuelle

Les auteurs des PUV à la BU : Eglise et homosexualité

Les Presses Universitaires de Vincennes et la Bibliothèque de l'Université de Paris 8 ont le plaisir de vous inviter à une prochaine rencontre-débat :

Hélène Buisson-Fenet présentera son livre récemment paru aux PUV :
Un sexe problématique : l'Eglise et l'homosexualité masculine en France (1971-2000)

Le jeudi 2 décembre 2004 à 16h30 à la bibliothèque Universitaire de Paris 8, salle des enseignants

Avec la participation de :
Baptiste Coulmont et Pierre Lantz, sociologues
Jacques Cougnaud de l'association David et Jonathan

 

Le mois du film documentaire :

de Vincennes à Saint-Denis, l’université de Paris 8

> Programme à Paris 8 :
page 1
/ page 2

> Le mois du film documentaire dans les bibliothèques : www.imagenbib.com

Les auteurs des PUV à la BU : Poussin pour mémoire

Le 14 octobre à 16h30, bibliothèque - Salle des enseignants

Présentation du livre de Martine Créac’h : Poussin pour mémoire : Bonnefoy, du Bouchet, Char, Jaccottet, Simon (Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, septembre 2004).

Intervenants : Martine Créac’h

Journée du patrimoine à la Bibliothèque

Dans le cadre des journées du patrimoine, la bibliothèque sera ouverte le samedi 18 septembre, de de 11 h à 18 h. L'entrée est libre. Nous proposons des visites guidées du bâtiment avec une présentation de l'architecture et/ou du circuit du document.

Venez nombreux découvrir ce lieu de culture et de savoir !

Pour plus de renseignements, vous pouvez nous joindre au 01.49.40.69.48.

13:300 000

Exposition de livres d'artistes à la bibliothèque de l'université de Paris 8 du 25 juin au 29 octobre 2004.

> Catalogue de l'exposition

Travaux photographiques de Eric Bouttier, Clarent Delhouz, Carole Emsen, Neige Grandemange, Zsofia Ilosvai, Haela Kim, Monica Kuczynska, Mélodie Musquin, Stéphanie Rougeron, Naïri Sarkis, Claire Vincent-Tisseyre, Antoine Yoseph, et Anne Zeitz, étudiants en photographie, et Aude Tincelin pour la direction du projet

En partenariat avec :
Le Département Photo et Multimédia
La Bibliothèque de l'Université de Paris 8

Exposition Aneesha

Juin 2004

Du 3 au 12 juin, exposition de travaux de Aneesha, peintre, dans le hall de la bibliothèque de Paris 8.

Conférence-débat Femmes et écoles : une mixité inaccomplie

Juin 2004

Le mardi 8 juin, de 16h à 18h. (Salle des enseignants)

Conférence-débat autour du livre de Sophie ERNST, Femmes et écoles : une mixité inaccomplie ; avec Sophie ERNST, philosophe et Dominique TORSAT, chargée de mission Egalité à la Direction de l'enseignement scolaire.

Exposition 20e anniversaire du Centre interculturel de Vincennes à Saint-Denis

Mai 2004

Du 17 au 22 mai 2004

Exposition Jean Elie Pruvost

Janvier 2004

Du 26 au 31 janvier, exposition d'une sélection de travaux de Jean Elie Pruvost, plasticien photographe, dans le hall de la bibliothèque de Paris 8.

2003

Journées européennes du patrimoine

Samedi 21 septembre 2003

Dans le cadre des Journées du Patrimoine, la Bibliotheque de l'Université sera ouverte de 11h00 à 17h30, le samedi 20 septembre. Elle proposera à cette occasion :

Des visites "circuit du document et architecture" seront organisées toutes les demi heures(derniere visite à 17h00).
Une animation autour du mur de l'OULIPO.
La projection du film de Xavier Luccioni "Le bateau livre" et du film de la BU pour Pierre Riboulet "Seul astre exact un livre/l'avenir est aux lecteurs"

2002

Exposition Bertolt Brecht

A l’occasion de la mise en scène de l’Exception et la règle de Bertolt Brecht au Théâtre Gérard Philipe de Saint Denis :

• exposition à la bibliothèque de l’université Paris 8 du 23 octobre au 30 novembre 2002

• lecture de textes de Bertolt Brecht par Alain Ollivier (metteur en scène) le mercredi 30 octobre à 18h00.

Journées européennes du patrimoine

Samedi 21 septembre 2002

A l'occasion des journees europeennes du patrimoine 2002 la bibliotheque universitaire de Paris 8 sera ouverte le samedi 21 septembre de 11h00 a 17h30. Des visites sur l'architecture et sur le circuit du livre seront organisees toutes les demi heures. Derniere visite a 17h00.


Exposition : Les Voyages de Don Quichotte

Du 2 avril au 29 juin. Exposition dans le hall de la bibliothèque

Un lieu, pourquoi faire ? est le propos de cette exposition.
La parole errante (Armand Gatti) dispose d'un lieu à Montreuil qui est en train de se construire. Matériellement : les travaux sont lancés, une équipe d’architectes s’y consacre. Imaginairement, poétiquement : l’exposition « Les voyages de Don Quichotte » dresse l’inventaire des possibilités de fonctionnement d’un lieu culturel.
L'exposition présentée comporte 20 lieux possibles : Le lieu comme Bibliothèque, le lieu comme écriture, le lieu comme université des pauvres…. Dans chaque lieu des livres, des textes, des enregistrements sonores, des décors, des images…. Cette exposition est présentée dans le cadre d'une mise en valeur du fonds Gatti qui est consultable à la Bibliothèque depuis la salle des périodiques et à la demande..

Cette exposition est matériellement composée de trois maisons en bois de dimension : 3mx3mx3m soit 3 modules de 9m2. A l’intérieur de ces maisons le public y entre et peut stationner. Chaque quinzaine les thèmes de ces maisons sont changés.
Pour le démarrage de l’exposition à partir du 4 avril une des maisons est consacrée à Sarajevo est vient donc en complément de l’ensemble de la manifestation Sarajevo à l’Université.
En parallèle : projection de films, colloque, exposition photos.

1992-2002 : Il y a dix ans, Sarajevo

Le jeudi 4 avril toute la journée

11 h (Amphi X) : conférence publique de Véronique Nahoum Grappe sur le siège de Sarajevo.
11 h 45 -12h 30 (Amphi X) : lecture de passages (en serbo-croate et en traduction française) de Les Bosniaques de Velibor Colic.
13 h 30 - 14h30 (Bibliothèque universitaire) : inauguration de l'exposition sur le siège de Sarajevo (oeuvres réalisées durant le siège - don de l'Académie des Beaux-Arts de Sarajevo à l'université Paris 8 -, photographies de Milomir Kovacevic, Gérard Rondeau, Emmanuel Ortiz et ouvrages concernant la guerre de Bosnie-Herzégovine).
14 h 30 - 16 h 30 : réunion publique et débat (Amphi X)
Avec (entre autres) Gilles Hertzog (co-auteur du film Bosna), Alain Joxe (EHESS), Nikola Kovac (Professeur à l'Université de Sarajevo, ambassadeur de Bosnie-Herzégovine en France de 1994 à 1999), Fahrudin Kreho (Professeur à l'Université de Sarajevo), Maurice Lazare (Président de l'association Sarajevo), Pierre Lunel (Président de l'Université Paris 8), Olivier Mongin (Directeur de la revue Esprit), Véronique Nahoum-Grappe (EHESS) et les membres du Comité Paris 8 ex-Yougoslavie.
En présence de Patrick Braouezec (Maire de Saint-Denis, sous réserve) et de Bernard Kouchner (Ministre de la santé, ancien Haut représentant de l'ONU au Kosovo).
16 h 30 : (Amphi Y) présentation d'une enquête réalisée par TV'nère auprès des étudiants de Paris 8 sur l'image qu'évoque pour eux le siège de Sarajevo.
17 h : (Amphi Y) projection (organisée en collaboration avec L'Ecran de Saint-Denis) du film Les vivants et les morts de Radovan Tadic, suivie d'un débat.

Par ailleurs, durant toute la journée du 4 avril, des films (en format video) sur la guerre en Bosnie-Herzégovine seront projetées en permanence dans la salle de formation de la bibliothèque universitaire (en particulier des films de Nenad Dizdarevic), et des enregistrements de textes littéraires ou politiques sur la Bosnie-Herzégovine seront diffusés dans le grand hall de la bibliothèque au sein d'une installation prêtée par Armand Gatti.

Du 11 mars au 16 mars 2002. Exposition, lectures, projection de diapos dans le hall de la bibliothèque.

Le Temple du silence, une structure tubulaire, une fresque plastique et poétique installées par le département arts plastiques de Paris 8, avec des projections ponctuelles, autour desquelles viennent s'articuler des lectures de poèmes. Cette manifestation se déroule dans le cadre de la semaine de la poésie et est réalisée en partenariat avec le département théâtre.
Calendrier des lectures :
- mardi 12 mars de 13h à 14h30 : l'appel à poèmes.
- samedi 16 mars de 14h à 15h30 : lectures de Victor Hugo.

Le lundi 11 mars 2002 à 19h.

Remise des prix du concours de nouvelles organisé chaque année par l'ACA, en partenariat avec le CROUS et la ville de Saint-Denis. Cette remise des prix est accompagnée d'une lecture des nouvelles primées. Le thème de ces lectures est l'âne.
La bibliothèque sera fermée à 18h15, afin d'organiser la manifestation.

Du 4 mars au 9 mars 2002

La femme dans le monde. Exposition d'affiche proposée par Amnesty International dans le hall de la bibliothèque.
Cette exposition aura lieu dans le cadre des manifestations du 8 mars : "la journée de la femme".

Du 18 février au 2 mars 2002

De retour d'Akoumape (Togo) : La bibliothèque de Paris 8, les membres du CIVD (Centre Interculturel de Vincennes à Saint Denis) et TVN'ERE vous invitent à l'espo-reportage sur leur séjour.
Des photos sur l'installation d'une bibliothèqe dans le village, sur les ateliers de théâtre et de musique et sur l'initiation au volley-ball seront exposées dans le hall de la bibliothèque.
Une vidéo sera diffusée à la demande dans l'espace audiovisuel.

2001

Du 15 septembre au 12 octobre 2001 à la Mairie de saint-Denis.

L'association Lucerna

Regards d'enfants : exposition de travaux photographiques sur la ville de Saint-Denis.

Le 16 mai à 17:30 en salle Violette

Les ateliers de la bibliothèque

L'ACA et la bibliothèque universitaire organisent :

L'écriture et l'exil
Débat avec Mohamed Kacimi, écrivain, auteur de la pièce 1962 actuellement au Théâtre du Soleil , Muhamedin Kullashi, enseignant au département de philosophie et Hamid Salmi, ethnopsychiatre...

Le 8 mars 2001

Voix de femmes - Lectures
A la bibliothèque municipale de Saint-Denis
4 place de la Légion d'honneur, métro Saint-Denis Basilique
Lectures :
Dorothy Parker : la grande blonde, par Laurence Février
Anonyme : le torchon brûle, par Claudie Décultis
Alan Bennet : un lit parmi les lentilles, par Maya Barker...

Dimanche 4 février à 16 heures, Amphi 4 de l'Université

Présentation des travaux du premier semestre autour de
La bataille des mots

Au cours du premier semestre, quatre Unités d'Enseignements sont proposées, offrant à ses participants une variété de perceptions et d'introductions à son oeuvre. Les rencontres "Armand Gatti : une oeuvre à questionner" invitent des témoins, des collaborateurs de son travail et des commentateurs de ses textes. Les ateliers de "l'exercice théâtral" sont placés sous l'égide de quatre jeunes metteurs en scène (Stéphane Arnoux, David Lescot, Olivier Neveux, Eric Salama) qui travaillent avec des groupes d'étudiants et d'amateurs sur l'oeuvre d'Armand Gatti d'après la proposition dramarturgique de Michel Séonnet, "les sept possibilités pour rentrer dans la bataille des mots".

 

2000

Mardi 14 mars à 17h30, salle violette

Les ateliers de la bibliothèque

Mardi 7 mars à 20h, hall de la bibliothèque :

Les mardis de Paris 8

Madeleine REBERIOUX
"Jaurès philosophe, Jaurès critique littéraire"

Madeleine Rebérioux présentera les ouvrages sur Jaurès : "Philosopher à 30 ans" et "Jaurès critique littéraire et critique d'art". Elle débattra avec André Robinet et Jacques D'Hont de l'association des sociétés de philosophie de langue française et sous réserve, Bruno Antonini doctorant, pour Jaurès philosophe. Pour Jaurès critique, Michel Launay professeur à l'Université de Nice principal auteur de l'ouvrage et Thierry Leterre, professeur à l'Institut des sciences politiques de Paris.
Madeleine REBERIOUX est professeur émérite à l'Université de Paris.

 

 

 

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